Archive pour la catégorie ‘Capsules d_histoire nationale du Québec’
Mercredi 11 novembre 2009

Ce n’est pas évident pour monsieur et madame tout le monde de suivre l’actualité relative à la place du Québec au Canada. Le travail, les enfants, les transports, les cours des petits la fin de semaine, l’épicerie, le ménage. À travers cela, on écoute ou regarde les nouvelles. On se choque, on s’étonne, on se réjouit, on s’enrage…et comment faire les liens entre tous ces faits? Comment aussi se souvenir de tous les faits?
Je suggère à ceux qui visent vraiment l’Indépendance du Québec d’amorcer une vaste démarche pédagogique semblable à celle que je mène ici mais à grande échelle avec l’appui de la télé et de la radio. Des moments de présentation synthétique de l’histoire pour montrer que nous sommes mal servis par la soi-disant confédération canadienne. Qu’on distribue cette synthèse à toutes les portes, qu’on la fasse refaire en bande dessinée. Elle a déjà existé, je vous en reparlerai car c’est une de mes fiertés…!
Voilà. Revenons à nos moutons!
1990. « 9 mars : une étude de Merrill Lynch, la plus importante firme de courtage des États-Unis, conclut que la vigueur et la diversité de l’économie du Québec lui permettrait d’accéder sans problème à la souveraineté. Trois jours plus tard, une étude préparée pour la Banque de Montréal va dans le même sens. (1) 15 mars : la Cour suprême du Canada statue que la minorité francophone d’Edmonton en Alberta a droit au contrôle et à la gestion de ses écoles, mais, faute d’un nombre suffisant d’élèves, lui refuse la création d’une commission scolaire francophone. » (2) (3) (4)
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(1) je souligne car c’est une réponse aux anxieux (ou aux gens de mauvaise foi) qui ont peur de manquer de bœuf de l’ouest ou qui pensent encore que nous sommes nés pour un petit pain.
(2) géniaux hein nos juges! On n’a qu’à attendre que la « masse critique » des francophones ne justifie plus la création d’une commission scolaire pour leur reconnaître le droit d’en créer une!! Y a-t-il un psychiatre dans la salle pour ces personnages burlesques? Et après, on veut faire respecter l’autorité? Mais faudrait que l’autorité soit respectable! Des révolutions ont été déclenchées pour des peccadilles comparées à cette énormité. Nous sommes trop endormis par notre petite apparence de confort.
(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter jadis grenouille !
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
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Mercredi 28 octobre 2009

1989. « 6 mars : Bourassa affirme que le Québec saurait se débrouiller tout seul si le Canada rejetait l’Accord du lac Meech. 12 mars : à l’appel du MQF, 60 000 personnes manifestent à Montréal contre la loi 178 (2) et pour le maintien de la loi 101. 22 mars naissance au Québec de l’Equality Party, formé d’anglophones mécontents de la loi 178 et qui désirent le libre choix linguistique. 24 mars : un rapport indique que la francisation des entreprises est au point mort. 11 avril : le commissaire fédéral aux langues officielles, D’Iberville Fortier, affirme que l’anglais n’est nullement en danger au Québec. 15 mai : Chrétien, aspirant à la chefferie du PLC, se prononce pour le bilinguisme intégral dans l’affichage au Québec (3) 4 juin : Bourassa n’assistera plus aux rencontres constitutionnelles si le Canada anglais refuse l’Accord du lac Meech. 6 sept : à Brockville (4), des militants d’Alliance Ontario (5) piétinent le fleurdelisé devant la caméra pour protester contre les politiques linguistiques du Québec. L’incident sera largement diffusé en mars 90, créant de vifs remous au Québec. 8 sept. : Parizeau promet l’abolition de la loi 178 et le renforcement de la loi 101. 26 oct. : Trudeau soutient que l’Accord du lac Meech causerait la dislocation du Canada, car il affaiblirait les pouvoirs d’Ottawa; il traite les nationalistes québécois de ‘pleurnichards et maîtres chanteurs’. (6) 2 nov. : Parizeau se prononce contre Meech parce qu’il le juge insuffisant et dangereux pour le Québec.
1990. 28 janv. : Parizeau, devant l’échec inévitable de Meech, demande à Bourassa de se retirer des discussions constitutionnelles. 29 : la ville de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, se proclame unilingue anglaise; 26 autres villes l’’imiteront. Vague anti-française au Canada anglais. (7) 8 fév. : selon Statistiques Canada, l’Ontario reçoit du fédéral 58% des sommes pour la recherche et le développement et le Québec 12% . (8) 28 fév. : la Cour suprême du Canada déclare invalides les lois 72 et 105 parce que les décrets qui les accompagnent n’ont été rédigés qu’en français. » (1) (9)
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(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
(2) paumier note : vous vous souvenez ? C’est la loi « qui confirme le français comme seule langue d’affichage à l’extérieur des commerces, mais permet le bilinguisme à l’intérieur. »
(3) paumier note : fallait bien que le petit nègre blanc montre patte blanche au ROC (rest of Canada).
(4) paumier : en Ontario
(5) note de paumier : de vieux orangistes crypto-racistes
(6) note méchante de paumier : vous aurez compris que la violence verbale est le pouvoir des faibles; Trudeau c**ait dans son froc!!! Et ce n’était pas la première fois.
(7) note lucide de paumier : ça en fait beaucoup de gens qui ne comprennent pas que nous sommes hyper minoritaires en Amérique du Nord. La haine et le séparatisme réel sont dans le reste du Canada.
(8) note de paumier : c’est ça l’égalité pour les Canadiens anglais : un cheval contre un lapin ?
(9) note de paumier : vous savez? La tour de Pise qui penche toujours du même côté…
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-haut ».
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Jeudi 15 octobre 2009

Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste
Voyez comme c’est clair! Dès qu’on met notre pied à terre les anglais se rebiffent. Nous sommes coincés dans un rapport de forces. Le plus faible ou le moins déterminé perdra. Sera-ce nous ???????????????
« 1988. 21 mars : la SSJB (1) et le MNQ (2) se lancent dans une grande campagne pour la défense de la loi 101 qui culminera le 17 avril avec une manifestation de 25 000 personnes. 19 avril : on apprend que le gouvernement Bourassa paie les avocats de ceux qui luttent contre la loi 101 devant la cour suprême du Canada (3). 22 avril : selon le Conseil de la langue française, le projet de loi fédéral C-72 sur les langues officielles affaiblira le français au Québec. 10 sept. : Parizeau soutient qu’un vote pour le PQ sera un vote pour l’indépendance. 13 déc. : le Conseil de la langue française demande que l’affichage commercial demeure unilingue français. Dans une Amérique du Nord anglaise à 98%, un visage bilingue pour le Québec serait néfaste au français. 15 déc. : la Cour suprême du Canada déclare illégal l’unilinguisme français obligatoire dans l’affichage commercial et les raisons sociales. Au cours des semaines qui suivent, profonds remous chez les francophones sous l’action de la SSJBM, du MNQ et du MQF (4). 19 déc. : poussé au pied du mur par la pression populaire, Bourassa a recours à la clause nonobstant pour se soustraire au jugement de la cour suprême et présente le projet de loi 178, qui confirme le français comme seule langue d’affichage à l’extérieur des commerces, mais permet le bilinguisme à l’intérieur. Le lendemain, trois de ses quatre ministres anglophones démissionnent 21 déc. : le Manitoba refuse aux Franco-Manitobains le droit de gérer leurs écoles. » (5) (6)
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(1) Société Saint-Jean-Baptiste
(2) Mouvement national des Québécois
(3) Note de paumier : est-il possible d’être plus servile et pleutre que ça ?
(4) Mouvement Québec français.
(5) paumier se demande qui sont les vrais racistes au Canada. (car plusieurs « intellectuels » anglais ont déjà accusé les indépendantistes québécois de racisme. N’oublions pas cela.)
(6)Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
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Lundi 12 octobre 2009
1982. « 17 avril : Élisabeth II apporte la Constitution rapatriée à Ottawa; la nouvelle loi est promulguée en l’absence des représentants du gouvernement du Québec, qui refuse de signer la nouvelle entente. Jusqu’à ce jour, il n’y a pas adhéré. L’Institut de recherche C.D. Howe, financé en majeure partie par la grande entreprise privée canadienne, déménage de Montréal à Toronto à cause de difficultés à ‘dénicher à Montréal des économistes expérimentés’.
1984. 26 juillet : la Cour suprême du Canada déclare illégale la clause Québec de la loi 101 qui restreignait l’école publique anglaise aux seuls enfants dont l’un des parents avait fait ses études primaires en anglais au Québec. Désormais, la plupart des citoyens d’une autre province qui s’installent au Québec peuvent envoyer leurs enfants à l’école publique anglaise. (1) 4 sept. : lors des élections, Brian Mulroney devient premier ministre du Canada. (…) Mulroney se propose de ramener le Québec au sein de la Confédération ‘dans l’honneur et l’enthousiasme’. Le PQ de Lévesque choisit le beau risque du fédéralisme de Mulroney. Scission au sein du PQ et démissions de plusieurs ministres vedettes, dont Jacques Parizeau.
1987. 30 avril : les premiers ministres des dix provinces et du Canada rédigent un accord de principe sur les cinq conditions minimales posées par le Québec pour signer la Constitution :
- la reconnaissance du Québec comme société distincte (abandon de la notion de peuple);
- la garantie d’obtenir des pouvoirs accrus en immigration;
- la limitation du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral;
- la reconnaissance d’un droit de veto partiel du Québec sur certains articles de la constitution;
- la participation du Québec (avec Ottawa) à la nomination de trois des neufs juges de la Cour suprême.
Cet accord devra être ratifié par chacune des législatures des provinces. Date limite : 23 juin 1990. Mais certaines provinces exigent de nouveaux délais. » (2) (3)
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(1) c’était une façon de protéger la langue française. On n’imposait pas ça aux 9 autres provinces que diable ! Ce haut tribunal n’est pas pour nous. Ce pays n’est pas pour nous. L’histoire jugera sévèrement ces juges mesquins et étroits d’esprit.
(2) notons sur un ton ironique sinon sarcastique qu’il se passe tellement de choses pressantes dans le Canada anglais qu’il leur faut 5 ans pour accepter des conditions qui ne sont même pas minimales ! Pfft
(3) Source : « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
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Vendredi 9 octobre 2009

L'espoir d'un peuple...
1979. « 13 déc. : la Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelles les clauses de la loi 101 qui font du français la seule langue de la législation et des tribunaux. Par la même occasion, elle condamne les lois anti-françaises votées au Manitoba en 1890. Cette réparation, 89 ans après leur adoption, semble bien tardive. L’assimilation, en effet, a réduit les Franco-Manitobains, autrefois majoritaires, à une infime minorité.
1980. Printemps : campagne référendaire. Le gouvernement Lévesque demande à la population de lui accorder le mandat d’entreprendre avec Ottawa des négociations devant mener à la souveraineté-association. Le camp du NON, dirigé par Ryan, reçoit un vigoureux appui d’Ottawa et insiste sur les risques de la souveraineté; les camps du OUI et du NON dépensent chacun 2,2 millions durant la campagne, mais Ottawa, enfreignant la loi référendaire, dépense en plus 17 millions. Trudeau promet un renouvellement du fédéralisme pour satisfaire les demandes du Québec. ‘Votre NON sera un OUI pour le changement’, déclare-t-il le 14 mai à l’aréna Paul-Sauvé. 20 mai : 40,4% des électeurs votent OUI, 59,6% NON. Les non-francophones votent massivement pour le NON, alors que les francophones sont divisés en deux blocs presque égaux.
1981. 13 avril : le PQ, dirigé par René Lévesque, est reporté au pouvoir avec une forte majorité en promettant qu’il ne tiendra pas de référendum durant son mandat. Septembre : Trudeau veut rapatrier la Constitution du Canada, loi fondamentale du pays. Celle-ci ayant été votée par le Parlement britannique en 1867, seul ce dernier peut la modifier. En la rapatriant, Ottawa pourra la modifier sans l’accord du Québec. La Cour suprême du Canada concède au gouvernement qu’il peut légalement la rapatrier sans l’accord de toutes les provinces, mais considère ce geste comme immoral. 4 nov. : négociations constitutionnelles entre Ottawa et les provinces; Trudeau brise le front commun du Québec et de sept provinces qui s’opposait à ses vues. En pleine nuit, à l’insu de Lévesque, Chrétien négocie avec les provinces anglophones dans la cuisine du château Laurier et se met d’accord avec elles sur le rapatriement de la Constitution. Le Québec, isolé, voit ses pouvoirs diminués dans le domaine de la culture et de l’éducation. Désormais, Ottawa pourra modifier la constitution sans son accord. La Cour suprême, institution fédérale majoritairement anglophone, deviendra l’arbitre ultime. Le changement promis par Trudeau en 1980 n’était pas celui qu’on attendait. »
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
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Lundi 28 septembre 2009

Camille Laurin, père de la loi 101, Charte de la langue française au Québec
1973. « Rapport de la commission Gendron sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques; elle recommande que le français devienne la langue commune des Québécois et qu’on francise le monde du travail. La Gendarmerie royale du Canada vole par effraction à Montréal la liste des membres du PQ. On apprendra en 1992 que ce vol faisait suite à une demande du cabinet Trudeau (1)
1974. 31 juil. : la loi 22 (2) proclame le français langue officielle du Québec. Ambiguë et difficile d’application, jugée extrémiste par les uns et trop timide par les autres, cette loi mécontente la majorité francophone et la minorité anglophone.
1977. Adoption par le gouvernement Lévesque de la loi 101, qui va beaucoup plus loin que la loi 22 dans l’affirmation de la primauté du français. Regroupés dans Alliance Quebec, un groupe de pression largement financé par Ottawa, des anglophones contesteront la loi devant les tribunaux et réussiront au cours des ans à en faire invalider d’importantes sections.
1978. Profond mécontentement lorsque la compagnie d’assurances Sun Life annonce le déménagement de son siège social de Montréal à Toronto, prétextant que la loi 101 nuit à ses opérations internes. Elle perdra une part significative du marché québécois. La Cour suprême du Canada décrète que seul le fédéral a compétence sur la télévision et la câblodistribution; ces dernières relèvent pourtant de la culture, qui est de compétence provinciale.
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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(1) paumier souligne et commente : quel beau pays démocratique! Quel beau pays hein! C’est-y pas édifiant ça du beau monde honnête comme ça? Des crapules oui!
(2) de Robert Bourassa
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Dimanche 20 septembre 2009

1968. 14 oct. : « René Lévesque fonde le Parti québécois (PQ). Le RIN, dirigé par Pierre Bourgault, se dissout en faveur du Parti québécois.
1969. Le gouvernement Bertrand, cherchant à se rallier le vote anglophone, adopte le ‘Bill 63’, qui permet à tous l’accès à l’école anglaise. Graves remous dans tout le Québec. (1)
1970. Crise d’octobre : enlèvement par le FLQ de l’attaché commercial britannique James Cross à Montréal et du ministre Pierre Laporte. Le gouvernement Trudeau décrète la Loi des mesures de guerre. Occupation militaire. Suspension de certaines libertés civiles. Centaines d’arrestations sans mandat (2)
Assassinat de Laporte.
1971. Échec de la conférence de Victoria : sous la pression de l’opinion publique, Bourassa refuse le rapatriement de Londres de la constitution canadienne s’il n’y a pas un nouveau partage de pouvoirs à l’avantage du Québec en matière d’affaires sociales, ce que Trudeau refuse. (3) Ottawa adopte la Loi sur le multiculturalisme canadien. Présentée par Trudeau comme un moyen de favoriser le développement des différentes cultures ethniques au Canada, cette loi est vue par plusieurs comme une façon de banaliser la culture française du Québec; de peuple fondateur, les Québécois deviennent une ethnie parmi d’autres. » (4)
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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(1) commentaire de paumier : à Montréal, serpente une des plus grandes manifestations des temps modernes.
(2) commentaire de paumier : et souvent sans raison; beaucoup de citoyens et citoyennes molestés juste parce qu’ils sont des proches ou des ami/es de militants et militantes qui n’ont rien à voir avec le FLQ…Dire que Trudeau va passer pour un grand démocrate aux yeux de l’histoire!!! J’en vomirais de dégoût.
(3) commentaire de paumier : le Québec n’a toujours pas signé cette constitution. Théoriquement, nous ne faisons pas partie du Canada ! C’est mon souhait que notre indépendance s’officialise un jour. J
(4) commentaire de paumier : Lord Durham qui souhaitait notre assimilation a dû rire dans sa tombe.
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Vendredi 18 septembre 2009

Celui qui a lancé, du haut du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, "Vive le Québec libre". Il a pris la parole contre le volonté du maire Jean Drapeau. C'était en 1967 !
1965. « La commission Laurendeau-Dunton constate que la Confédération arrive à un tournant décisif; l’avenir est d’autant plus douteux Qu’une bonne partie des Canadiens anglais ignore l’existence d’une crise. Daniel Johnson (père), chef de l’UN [Union Nationale] et de l’opposition, publie son manifeste Égalité ou indépendance. Gilles Vigneault chante pour la première fois Mon pays.
1967. Charles de Gaulle, président de la République française, lance son fameux « Vive le Québec libre! » du balcon de l’hôtel de ville de Montréal. René Lévesque propose au PLQ une indépendance assortie d’une étroite association avec le reste du Canada. Devant le refus des libéraux d’en discuter, il quitte le parti et fonde le Mouvement Souveraineté-Association. La tenue des États généraux du Canada français à Montréal se conclut par un rejet du fédéralisme canadien et une orientation vers l’indépendance. La commission Laurendeau-Dunton recommande des réformes pour avantager la langue française au Canada.
1968. Trudeau devient chef du PLC. 25 juin : il est élu premier ministre du Canada et parlera du « lousy French » (français dégueulasse) des francophones québécois. [comm de paumier : c’était au lendemain du défilé de la St-Jean qui a tourné à l’émeute et où le kid Trudeau a joué au petit fanfaron devant les forces indépendantistes. J’ai vu des policiers fous à cheval ou à moto charger des femmes enceintes ou avec des jeunes enfants.] Adoption de la loi fédérale des langues officielles, visant une certaine forme de bilinguisme au Canada. »
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Lundi 14 septembre 2009

Marcel Chaput, un indépendantiste de la première heure.
1955. « Face aux ingérences croissantes d’Ottawa, Duplessis réclame la clarification et la délimitation précise des pouvoirs de taxation du fédéral et des provinces dans le respect de la constitution canadienne.
1957. Raymond Barbeau fonde l’Alliance laurentienne, un mouvement indépendantiste. Ottawa crée le Conseil des Arts et élabore un Plan national d’assurance-hospitalisation; c’est une intrusion dans le domaine de la culture et de la santé, tous deux de compétence provinciale.
1960. Marcel Chaput et André d’Allemagne fondent le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN).
1961. 10 juin Selon un sondage, 15,2% des Québécois sont favorables à l’indépendance.
1962. Un sondage révèle que 26,2% des Québécois sont favorables à l’indépendance. Donald Gordon, président du Canadien National, se déclare incapable de trouver dans son personnel un seul Canadien français apte à occuper l’un des 28 postes supérieurs dans l’entreprise. Colère et manifestations dans tout le Québec.
1963. Premières flambées de violence du Front de libération du Québec (FLQ). Le RIN devient parti politique. Ottawa crée la commission Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme.
1964. 30 mai : Pierre Bourgault devient président du RIN. 10 oct. : ‘samedi de la matraque’ à Québec à l’occasion de la visite de la reine Élisabeth II. Répression brutale exercée contre une foule sans armes. Rupture entre un grand nombre d’indépendantistes et le gouvernement Lesage. »
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Dimanche 13 septembre 2009

Et on se laisse faire comme des moutons.
1942. Invoquant l’effort de guerre, Ottawa impose les accords fiscaux au gouvernement libéral Godbout : par ceux-ci, Québec doit renoncer provisoirement au profit d’Ottawa à prélever un impôt sur le revenu des particuliers et des corporations en échange d’une subvention annuelle. De 1941 à 1947, Ottawa prélèvera deux milliards de dollars au Québec et ne lui en retournera que 100 millions. Ottawa crée un programme national de formation professionnelle, faisant intrusion dans l’éducation, domaine de compétence provinciale.
1944. Ottawa crée le ministère de la Santé nati0nale et du Bien-Être social et lance son programme d’allocations familiales. C’est une intrusion massive dans les domaines de compétence provinciale.
1945. Duplessis refuse de renouveler les accords fiscaux avec Ottawa et reprend le droit de taxer le revenu des personnes et des corporations, les successions et l’essence. Ottawa refusant de se retirer de ce domaine de compétence provinciale, il y aura double imposition. [comm de paumier : cette double imposition stupide continue à nous faire perdre temps et argent.]
1951. Premières subventions fédérales aux universités. C’est une autre intrusion d’Ottawa dans un domaine provincial.
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Samedi 12 septembre 2009

Une manifestation anticonscriptionniste dans les rues de Montréal.Année: 1917. © Archives nationales du Canada. Auteur: Inconnu.. Référence: Archives nationales du Canada/C-006859
1918. « 1er avril : Après cinq jours d’émeutes à Québec contre la conscription, un régiment de Toronto dépêché par Ottawa charge la foule, sabre au clair, et tire à la mitrailleuse : 4 morts et plus de 70 blessés. 4 avril : proclamation de la loi martiale à Québec avec la suppression de toutes les libertés civiles.
1930. Saskatchewan : le premier ministre Anderson bannit le français des écoles.
1939. 1er sept. : la Seconde Guerre mondiale éclate. 3 (sept.) : l’Angleterre déclare la guerre à l’Allemagne. 10 : le Canada suit. Le premier ministre canadien [Mackenzie King] a promis au Québec d’éviter la conscription [paumier a mis en rouge].
1940. Camillien Houde, maire et député de Montréal, est arrêté pour s’être opposé publiquement à la conscription. Houde est interné sans procès pendant quatre ans. [comm. de paumier : comme ils sont démocratiques les anglais!!! La démocratie incarnée! Pfffft!]
1942. La presse anglophone, le PC et certains libéraux, réclament la conscription. Pour se libérer de ses engagements envers le Québec, Mackenzie King organise le 27 avril un plébiscite dans tout le Canada. Résultats : le Québec refuse la conscription à 71,32%; les huit provinces anglophones [note de paumier : Terre-Neuve n’est pas encore dans la confédération] l’acceptent à 80%. 23 juil : le Parlement fédéral l’adopte. Fondation du Bloc populaire, opposé à la conscription, avec à sa tête Maxime Raymond et André Laurendeau [note de paumier : mon père en faisait partie! :)]. »
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
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Samedi 25 juillet 2009

1915. « À Montréal, l’abbé Groulx commence son enseignement de l’histoire du Canada à l’université. Éducateur, animateur et écrivain, il aura une grande influence sur la jeunesse. On lui reproche de nos jours la relation trop étroite qu’il faisait entre nationalisme et catholicisme et sa méfiance excessive des influences et religions étrangères. Mais à bien des égards, c’est un novateur, par l’importance qu’il accorde à l’économie et au rôle de l’État et surtout par sa rupture avec la vision de l’histoire défendue jusque là par le haut clergé, lequel présentait la Conquête anglaise comme une faveur du Ciel qui aurait protégé le Québec des idées de la Révolution française et prêchait la soumission; Groulx, au contraire, considérant la conquête comme un désastre, exalte la Nouvelle-France et le rôle dynamique d’une nation française en Amérique.
1916. Manitoba : la loi Thornton abolit l’enseignement du français.
1917. Le premier ministre fédéral Borden fait adopter la loi du service militaire. Grande colère des Québécois qui, n’éprouvant aucun sentiment d’appartenance à l’Empire britannique, s’opposent à toute conscription. Saskatchewan : nouvelles restrictions à l’enseignement du français
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée.
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Mercredi 8 juillet 2009

1905. « Le Saskatchewan Act ne fait aucune mention du français; les écoles élémentaires françaises doivent se contenter d’une heure de français par jour. L’Alberta réduit l’enseignement du français aux 1re et 2e années. Après : une demi-heure par jour.
1911. Défaite de Laurier. Il mourra en 1919, trahi par son parti, inquiet du sort du Québec dans le Canada et remettant en question sa propre carrière. ‘Chaque fois que je retourne dans ma province, avait-il dit en 1905, je regrette d’y constater qu’un sentiment y existe que le Canada n’est pas fait pour tous les Canadiens. Nous sommes forcés d’arriver à la conclusion que le Québec seul est notre patrie [je souligne], parce que nous n’avons pas de liberté ailleurs.’ Le Québec ne forme plus que 27,8% de la population canadienne.
1912. L’Ontario adopte le règlement 17 réduisant l’usage du français à la seule première année dans les écoles bilingues (franco-ontariennes). »
Souvenons-nous des paroles de Wilfrid Laurier!
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Mardi 16 juin 2009

L'histoire du Mouvement Desjardins est indissociable de celle du Québec moderne. Depuis plus d'un siècle, le développement de son réseau et la diversification de ses activités ont accompagné l'essor social et économique du Québec. Source: voir le site Desjardins
1890. « D. McCarthy dépose aux Communes une proposition de loi demandant l’abrogation du français dans les Territoires du Nord-Ouest. L’immigration ayant permis aux anglophones de devenir majoritaires au Manitoba, le premier ministre manitobain Greenway abolit les droits du français à l’école, au Parlement et devant les tribunaux.
1892. Le Conseil des Territoires du Nord-Ouest abolit les écoles séparées (c.-à-d. françaises)
1897. Compromis Laurier-Greenway au Manitoba : le français comme langue d’enseignement est rétabli dans les écoles publiques (non confessionnelles), mais seulement au niveau élémentaire. Les Franco-Manitobains devront financer eux-mêmes leurs écoles catholiques tout en payant des taxes pour les écoles publiques.
1900. Alphonse Desjardins fonde à Lévis la première coopérative d’épargne et de crédit. Opposition immédiate d’Ottawa, qui refuse d’adopter une loi régissant ce type de coopératives. »
Quand on suit bien l’histoire et qu’on additionne les vexations à l’égard des francophones, on ne peut que conclure que le Canada n’est pas notre foyer. Laurier, lui-même un fédéraliste reconnu et convaincu finira par douter aussi de la volonté du Canada d’être notre patrie. Nous le verrons dans la prochaine capsule.
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Jeudi 11 juin 2009

Louis Riel en 1875, 10 ans avant sa pendaison par les colonialistes anglais.
1885. « Le gouvernement fédéral envoie les troupes dans l’Ouest pour mater les Métis [qui pour la plupart à ce moment sont francophones]. 15 mai : Riel se constitue prisonnier. Après un procès comportant de nombreuses irrégularités, il est pendu le 16 novembre à Régina. Immense colère au Québec : on tient à Montréal une assemblée populaire de 50 000 participants. Honoré Mercier, chef du parti libéral du Québec prône l’idée d’un parti national (c.-à-d. québécois) et fonde ledit parti.
1887. Mercier, porté par la vague Riel, devient premier ministre du Québec et forme un cabinet ‘national’. Selon Mercier, le Québec doit s’affirmer comme nation ; il adopte à l’égard du gouvernement fédéral une attitude fortement autonomiste et convoque en octobre une conférence interprovinciale – la première de la Confédération. La rencontre ne donne rien, car Ottawa en ignore les recommandations. »
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Mercredi 10 juin 2009

1871. « La Colombie-Britannique entre dans la Confédération. Le français n’y est pas reconnu comme langue officielle ni comme langue d’enseignement. Nouveau-Brunswick : le Common School Act supprime les écoles catholiques et l’enseignement du français. Les droits des Acadiens seront partiellement rétablis en 1874. La situation ne sera corrigée que vers 1965. Le Québec ne représente plus que 32,4% de la population du Canada.
1877. Île-du-Prince-Édouard : le Public School Act fait de l’anglais la seule langue d’enseignement dans les écoles publiques, au grand dam des Acadiens. Le français sera partiellement rétabli en 1882 au niveau élémentaire. »
A-t-on besoin de plus? CE PAYS N’EST PAS FAIT POUR NOUS. IL NOUS L’A DÉMONTRÉ À DE NOMBREUSES REPRISES DANS L’HISTOIRE. Mais ce n’est pas fini! Attendons!
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Vendredi 29 mai 2009
1864. « Conférence de Charlottetown (Île du Prince-Édouard) et de Québec pour préparer la Confédération canadienne. Bien des Canadiens-français [c’est ainsi qu’on nous appelait à cette époque jusque dans les années 1960 d’ailleurs!] ont conscience que le nouvel État accentuera leur faiblesse numérique. Durant l’été, de jeunes nationalistes montréalais se rangent derrière Médéric Lanctôt et prônent la création d’un Québec indépendant. Mais la défaite électorale de Lanctôt en 1867 mettra un terme à leur action.
1867. 1er Juillet. : entrée en vigueur de la constitution canadienne, dite Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui réunit le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec. L’article 133 donne au français le statut de langue officielle aux Parlements d’Ottawa et de Québec seulement et devant les tribunaux fédéraux et québécois. Adoptée en 1865 sans consultation populaire et par seulement quatre votes de majorité chez les députés francophones du Québec, la Confédération fournit aux Québécois un État provincial, mais consacre leur minorisation politique dans le Canada : le Québec ne forme plus à présent qu’une province sur quatre et représente 33,7% de la population canadienne. »
Remarquons qu’il y avait des canadiens-français dans toutes les provinces. Pour eux le français n’est pas langue officielle dans les 3 autres provinces autres que le Québec. Le but était et est encore de les assimiler.
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Samedi 23 mai 2009

Il n'y a pas que les Français pour poser des actes terroristes. Les Anglais l'ont prouvé en avril 1849...
1847. « J.-B. Renaud ouvre à Québec le premier magasin de provisions tenu par un francophone. Auparavant, le monopole du commerce de l’alimentation appartenait aux Britanniques.
1848. Le Parlement britannique légalise de nouveau l’usage du français en Chambre et dans les documents officiels.
1849. Émeute à Montréal à cause de l’adoption de la loi qui indemnise les sinistrés de 1837-1838. Une telle loi avait été adoptée pour le Haut-Canada. The Gazette lance un appel aux armes. Des anglophones brûlent le parlement canadien, qui quittera définitivement Montréal.
1851. Population du Bas-Canada : 890,261 habitants; celle du Haut-Canada : 952,004 habitants. Les francophones sont minoritaires au pays. »
Cette mise en minorité était un des buts de l’Union. Encore en 2009, cette mise en minorité se poursuit. Le poids démographique du Québec dans le Canada continue à décliner.
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Samedi 25 avril 2009
1840. « Pour mettre les Canadiens (c.-à-d. les francophones) en état d’infériorité politique [je souligne], Londres sanctionne la Loi de l’Union qui réunit les deux Canada-désormais appelés le Canada-Uni- sous un seul parlement et fait de l’anglais la seule langue officielle. Mise en commun des dettes. Celle du Haut-Canada est 13 fois plus élevée que celle du Bas-Canada (le Québec). Bien que le Bas-Canada soit plus peuplé que le Haut-Canada, il sera représenté par le même nombre de députés : 42. » (1)
Est-il vraiment nécessaire d’ajouter à cela? Nous verrons plus tard que la Confédération visera les mêmes objectifs : assimiler graduellement les francophones et se servir de nous pour développer la base industrielle de l’Ontario.
(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
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Lundi 20 avril 2009

Après les rebellions de 1837-1838, Lord Durham reçut le mandat d'étudier la situation et proposer des solutions.
1839. « Après un séjour de six mois, Durham présente un rapport conseillant des mesures pour rétablir la paix. Son diagnostic est clair : l’origine des problèmes du Bas-Canada n’est ni politique ni administrative, mais vient de la coexistence forcée de deux nations distinctes dans un même État. Il faut donc : 10 assurer par l’immigration une majorité anglaise et loyale; 20 angliciser les Canadiens français qui, dit-il, n’ont aucune chance de survie dans une Amérique anglo-saxonne; 30 établir la responsabilité ministérielle. § Le gouvernement britannique repousse cette dernière suggestion. » (1)
En clair, les Canadiens français doivent être noyés, submergés par l’immigration et assimilés. Cette politique est encore pratiquée par l’état colonialiste canadian avec plus de subtilité toutefois. L’assimilation va bon train partout au Canada. Au Québec aussi. Voyez les dernières statistiques sur Montréal.
(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
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