Archive pour la catégorie ‘Capsules d_histoire nationale du Québec’
Lundi 4 janvier 2010
1. Il a fallu attendre de 1867 à 2007, soit 140 ans pour que le gouvernement ‘canadian’ nous reconnaisse comme une nation. Mais maintenant que nous sommes reconnus comme une nation pourquoi faut-il que nos déléguées dans le monde soient approuvées par le gouvernement fédéral ? En fait cette reconnaissance n’est qu’un sédatif de plus pour endormir notre volonté de nous libérer du joug Anglais. Point barre.
2. Le peuple canadien a de la difficulté à reconnaître notre besoin d’indépendance parce que lui-même reste bêtement soumis comme une vache abusée à la couronne britannique. Le Canada est dominé par la couronne britannique. Ce n’est pas seulement de la mélancolie ou un symbole ! Non ! C’est un aplaventrisme sentimental et inféodé à une puissance étrangère malgré le rapatriement de la constitution en 1982. Nous ne voulons ni reine, ni roi. Nous ne sommes pas des royalistes mais des démocrates !
3. Les Anglais du Québec continuent d’avoir des droits bien supérieurs à ceux de nombreuses minorités Françaises dans le reste du Canada. C’est dégoûtant. C’est du racisme qui s’ignore. C’est la manifestation de la volonté non dissimulée de nous assimiler.
4. Malgré le fait que l’assimilation des Français augmente quand on s’éloigne du Québec à l’Est autant qu’à l’Ouest, rien de significatif n’est fait par Ottawa pour protéger la langue française au Québec. La cour suprême a régulièrement affaibli la Charte de la langue française. Seul un Québec libre pourra nous doter d’une Charte intégrale. Ne seront pas bienvenus au Québec ceux ou celles qui ne s’engageront pas à apprendre le Français et à le parler dans leur vie publique à part d’autres langues qu’il leur sera toujours loisible de parler. Le Québec sera tolérant mais Français de façon prépondérante comme la France, par exemple.
5. Les humains ne sont pas des androïdes possédant une bibliothèque de langues et de cultures qu’ils pourraient inter changer à volonté ! La langue et la culture sont profondément enracinées dans notre être. Bien sûr on peut posséder des langues secondes. Mais rares sont les polyglottes réels ! Notre langue maternelle fait partie de notre fibre. À moins de ne pas craindre de changer de culture et de se laisser assimiler dans la culture anglaise, nous devrons être maîtres chez nous pour la protéger et en assurer le développement et le rayonnement dans le monde.
6. Le Canada anglais ne veut de nous que si nous nous fermons la gueule. Dès que nous revendiquons le moindre pouvoir supplémentaire, il redevient évident que nous sommes considérés comme des indésirables.
7. De très nombreux efforts des élu/es québécois/es récents et passés pour renouveler le Canada se sont soldés par des échecs cuisants. Qu’ils soient centralisateurs ou décentralisateurs, les gouvernements canadian successifs rejettent nos efforts d’autonomisation. Plutôt que de nous encourager à l’autonomie pour mieux nous proposer une union fructueuse par la suite, ils préfèrent nous garder de force dans le Canada par des lois répressives ou par des menaces, du chantage (les camions de la Brink’s qui transportaient supposément de l’argent hors du Québec par peur de l’indépendance) ou encore des manœuvres criminelles (scandale des commandites). Ainsi des plan « B » et autres canadienneries (comme on dit chienneries).
Vive le Québec libre!
Québec libre, mort ou vivant.
1. Il a fallu attendre de 1867 à 2007, soit 140 ans pour que le gouvernement ‘canadian’ nous reconnaisse comme une nation. Mais maintenant que nous sommes reconnus comme une nation pourquoi faut-il que nos déléguées dans le monde soient approuvées par le gouvernement fédéral ? En fait cette reconnaissance n’est qu’un sédatif de plus pour endormir notre volonté de nous libérer du joug Anglais. Point barre.
2. Le peuple canadien a de la difficulté à reconnaître notre besoin d’indépendance parce que lui-même reste bêtement soumis comme une vache abusée à la couronne britannique. Le Canada est dominé par la couronne britannique. Ce n’est pas seulement de la mélancolie ou un symbole ! Non ! C’est un aplaventrisme sentimental et inféodé à une puissance étrangère malgré le rapatriement de la constitution en 1982. Nous ne voulons ni reine, ni roi. Nous ne sommes pas des royalistes mais des démocrates !
3. Les Anglais du Québec continuent d’avoir des droits bien supérieurs à ceux de nombreuses minorités Françaises dans le reste du Canada. C’est dégoûtant. C’est du racisme qui s’ignore. C’est la manifestation de la volonté non dissimulée de nous assimiler.
4. Malgré le fait que l’assimilation des Français augmente quand on s’éloigne du Québec à l’Est autant qu’à l’Ouest, rien de significatif n’est fait par Ottawa pour protéger la langue française au Québec. La cour suprême a régulièrement affaibli la Charte de la langue française. Seul un Québec libre pourra nous doter d’une Charte intégrale. Ne seront pas bienvenus au Québec ceux ou celles qui ne s’engageront pas à apprendre le Français et à le parler dans leur vie publique à part d’autres langues qu’il leur sera toujours loisible de parler. Le Québec sera tolérant mais Français de façon prépondérante comme la France, par exemple.
5. Les humains ne sont pas des androïdes possédant une bibliothèque de langues et de cultures qu’ils pourraient inter changer à volonté ! La langue et la culture sont profondément enracinées dans notre être. Bien sûr on peut posséder des langues secondes. Mais rares sont les polyglottes réels ! Notre langue maternelle fait partie de notre fibre. À moins de ne pas craindre de changer de culture et de se laisser assimiler dans la culture anglaise, nous devrons être maîtres chez nous pour la protéger et en assurer le développement et le rayonnement dans le monde.
6. Le Canada anglais ne veut de nous que si nous nous fermons la gueule. Dès que nous revendiquons le moindre pouvoir supplémentaire, il redevient évident que nous sommes considérés comme des indésirables.
7. De très nombreux efforts des élu/es québécois/es récents et passés pour renouveler le Canada se sont soldés par des échecs cuisants. Qu’ils soient centralisateurs ou décentralisateurs, les gouvernements canadian successifs rejettent nos efforts d’autonomisation. Plutôt que de nous encourager à l’autonomie pour mieux nous proposer une union fructueuse par la suite, ils préfèrent nous garder de force dans le Canada par des lois répressives ou par des menaces, du chantage (les camions de la Brink’s qui transportaient supposément de l’argent hors du Québec par peur de l’indépendance) ou encore des manœuvres criminelles (scandale des commandites). Ainsi des plan « B » et autres canadienneries (comme on dit chienneries).
Vive le Québec libre!
Québec libre, mort ou vivant.
Publié dans Arrogance, Assimilation des francophones, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Droit à la sécession politique, Défense de la langue française, Histoire du Québec et du Canada, Intransigeance, Légitimité de l'indépendance du Québec, Mépris, Politique canadienne, Provocation | 1 commentaire »
Samedi 2 janvier 2010
2000. « 28 septembre : décès de Pierre Elliott Trudeau.
27 novembre :Réélection des libéraux de Jean Chrétien ; le Parti de l’alliance canadienne, anciennement le Reform Party, sous la direction de Stockwell Day, ne réussit pas sa percée en Ontario mais forme tout de même l’Opposition officielle. Le morcellement du pays (régionalisation des partis) est reconfirmé, même si les libéraux font des gains en Atlantique et au Québec. Au Québec, les libéraux et les bloquistes obtiennent tous les deux 37 sièges, un recul des souverainistes au profit des libéraux.
2001. 11 janvier : Lucien Bouchard démissionne comme chef du Parti québécois et comme premier ministre du Québec, mais assume l’intérim aux fonctions de premier ministre. Parmi les raisons évoquées, plusieurs analystes mentionnent l’absence de conditions gagnantes à un référendum dans un avenir rapproché et le recul des souverainistes aux élections fédérales en dépit de programmes empiétant sur les compétences des provinces, puis en raison de l’indifférence de la population face au vote fédéral sur la clarté référendaire, mais tout particulièrement la tournure des événements dans l’affaire Michaud. En outre, Lucien Bouchard désirait ardemment se consacrer à sa famille.
8 mars : Assermentation de Bernard Landry comme premier ministre.
2003. 14 avril : Les libéraux de Jean Charest (libéral) sont portés au pouvoir. [Slogans : Nous sommes prêts (libéraux); Restons forts (péquistes); Faut que ça change (adéquistes).] Taux de participation : 70,5 %. » (1) (2)
Ici s’arrête la publication de ces capsules sur l’histoire nationale du Québec. Je n’ai toutefois pas fini de parler de la nécessité pour notre peuple de devenir complètement autonome s’il veut assurer sa survie.
D’ailleurs, je vais republier un billet sur quelques bonnes raisons pour quitter ce pays qui ne veut pas vraiment de nous ou qui nous aime au point de ne pas respecter notre culture et notre langue.
__________
(1) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire. »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale » ci-après.
Publié dans Arrogance, Assimilation des francophones, Bernard Landry, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Droit à la sécession politique, Indépendance du Québec, Jacques Parizeau, Jean Chrétien, Mépris, Pierre Elliott Trudeau, Politique canadienne, Provocation, ROC (Rest of Canada), Stéphane Dion, Ténacité, Écrits | Aucun commentaire »
Jeudi 31 décembre 2009
1998. « 19 novembre : campagne électorale : Lucien Bouchard promet de négocier l’Union sociale, discutée à Saskatoon, pour obtenir un droit de retrait des programmes fédéraux avec pleine compensation. [Lire article.]
30 novembre : Lucien Bouchard (péquiste) remporte ses premières élections générales (réélection du Parti québécois).
1999. 4 février : signature de l’entente sur l’Union sociale entre les provinces et le gouvernement fédéral sauf le Québec. Le Québec qui considère l’entente, valide pour trois ans, comme un recul pour le Québec, se retrouve à nouveau isolé. Par cette entente, le gouvernement fédéral — en même temps qu’il réinvestit dans les programmes sociaux — s’arroge des compétences qui relèvent des provinces signataires. Dans le domaine de la Santé, toutes les provinces y compris le Québec signent une entente qui fera en sorte que, dès le prochain budget fédéral, Ottawa versera davantage d’argent dans ce domaine. Le premier ministre Lucien Bouchard aurait souhaité obtenir un droit de retrait avec pleine compensation ; le chef de l’opposition officielle, Jean Charest, affirme en conférence de presse, qu’il n’aurait [pas], lui non plus, signé l’entente telle que libellée.
10 décembre : présentation d’un avant-projet de loi (C-20) par lequel le gouvernement fédéral déclare qu’il ne négociera jamais la souveraineté assortie d’un partenariat, jugera toujours insuffisante une majorité de 50 % plus une voix et exigera que les frontières fassent partie d’éventuelles négociations (accréditant ainsi la thèse partitionniste). [Lire article.] Dès le 16 décembre 1999, l’Assemblée nationale dépose à son tour un projet de loi (99) en réponse à celui d’Ottawa par lequel il affirme le droit des Québécois à disposer d’eux-mêmes, réaffirme l’égalité des votes et la règle démocratique fondamentale du 50 % + 1. « Il préserve notre liberté d’expression et notre droit de choisir, aujourd’hui et pour toujours, notre destin national », de dire le premier ministre Lucien Bouchard. » (1) (2)
__________
(1) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire. »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale » ci-après.
Publié dans Arrogance, Capsules d_histoire nationale du Québec, Indépendance du Québec, Intransigeance, Lucien Bouchard, Mépris, Provocation, ROC (Rest of Canada), Santé Canada, Santé Québec, empiètement fédéral sur les pouvoirs du Québec | Aucun commentaire »
Lundi 28 décembre 2009
1997. « 14 septembre : Conférence constitutionnelle de Calgary au terme de laquelle les neuf premiers ministres canadiens [Québec ayant refusé d’y participer] reconnaissent sept principes définis dans la Déclaration de Calgary. Si le chef de l’opposition québécoise, Daniel Johnson (fils), salue ce premier pas, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, déclare que le reste du Canada demeure largement en deçà de l’Accord du lac Meech [propos du premier ministre].
9 octobre : la Cour suprême déclare anticonstitutionnel le chapitre de la Loi sur les consultations populaires portant sur le financement des tierces parties ; si elle ne s’oppose pas au plafond de dépenses que leur impose la loi, elle affirme que la loi telle que formulée restreint de façon disproportionnée la liberté d’expression et d’association de certains individus ou groupes. Quant aux dispositions de la loi forçant les groupes à se joindre à deux comités-parapluies (un pour le OUI, un pour le NON), la cour déclare : ces restrictions sont « une atteinte claire à la liberté d’expression politique de ces personnes ».
18 novembre : L’amicus curiæ André Joli-Cœur dépose son mémoire devant la Cour suprême du Canada. Notons que le gouvernement québécois, qui ne reconnaît à l’amicus curiæ aucune légitimité, s’est refusé à tout commentaire.
1998. 3 février : l’ancien chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, donne, en compagnie de l’actuel chef libéral Daniel Johnson, une conférence de presse suite à sa prise de position contre la stratégie fédérale du renvoi devant la Cour suprême. Son texte fut déposé le 2 février 1998 devant la plus haute cour du pays par l’amicus curiae André Joli-Cœur. [Lire quelques extraits.] Le gouvernement fédéral se trouve dans l’embarras.
20 août : la Cour suprême rend son jugement dans la cause portant sur le droit du Québec à procéder unilatéralement à l’indépendance. [La demande de renvoi.] [Chronologie sur le renvoi.] [Lire le jugement nuancé.] Ce jugement semble plaire autant aux fédéralistes (qui insistent désormais sur la nécessité que le prochain référendum propose une question claire) qu’aux souverainistes (qui se réjouissent de voir le fédéral forcé de négocier une sécession advenant un OUI à un prochain référendum). Si ce jugement est certes décrit par tous les journaux et protagonistes politiques, toutes tendances confondues, comme limpide, il n’en demeure pas moins que les interprétations sur la teneur du jugement sont contradictoires, voire diamétralement opposées. Le jugement de la Cour ne semble toujours pas mettre fin au plan B. [Lire la réaction de Jacques Parizeau.] » (1) (2)
Opinion de paumier : tous n’ont pas le temps ni l’énergie ni le goût de lire toutes ces déclarations et documents historiques. Pour savoir si le Canada est notre pays ou notre tombe, pas besoin d’être avocat ou constitutionnaliste. Il suffit d’être un/e citoyen/ne éclairé/e et d’avoir à cœur l’avenir de notre patrie et de nos enfants. Toutes les orientations sont « bonnes ». La mienne c’est l’indépendance du Québec avec un traité signé par la suite avec ce qui restera du Canada et autres entités. Comme en Europe entre la France et l’Allemagne et tous les autres.
J’ai dit ! Ce qui est dit est écrit et ce qui est écrit se réalisera.
Et c’est NON à la séparation du West Island, nos Rhodésiens à nous.
__________
(1) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire. » Notre histoire nationale est si peu enseignée…
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Arrogance, Assimilation des francophones, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Défense de la langue française, Développement culturel, Indépendance du Québec, Intransigeance, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Militantisme, Mépris, Provocation, ROC (Rest of Canada), Vulnérabilité, West Island | Aucun commentaire »
Samedi 26 décembre 2009
1997. « 14 juillet : Renvoi devant la Cour suprême : La Cour suprême désigne André Joli-Cœur amicus curiæ. En tant qu’amicus curiæ, Me Joli-Cœur ne représente pas le gouvernement du Québec; il doit plutôt « assister la cour et plaider toutes questions ou sujets sur lesquels la cour désire entendre des représentations que les autres parties au renvoi ne présenteraient pas » [Cornellier, Manon, « La Cour suprême désigne un proche de Parizeau » in : Le Devoir, 15 juillet 1997, p. A1-A8]. [André Joli-Cœur est un ami personnel de l’ancien premier ministre péquiste Jacques Parizeau, et son épouse, la journaliste Denise Bombardier, est aussi l’amie de Lisette Lapointe (l’épouse de Jacques Parizeau).]
8 août : réunis à Saint Andrews (au Nouveau-Brunswick), les premiers ministres provinciaux s’entendent pour convoquer les premiers ministres de toutes les provinces pour une « conférence constitutionnelle » à laquelle ni le gouvernement fédéral, ni l’opposition officielle, ni les représentants des premières nations ne seront invités. Au moment de discuter de la pertinence de la tenue d’une telle conférence, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, s’est retiré. Il a fait savoir en conférence de presse qu’il ne participera pas à cette rencontre.
11 août : le premier ministre Jean Chrétien cautionne la partition du territoire québécois. Il envoie une lettre à Lucien Bouchard dans laquelle il cautionne la partition du territoire québécois advenant l’indépendance du Québec : « La seule façon de s’assurer qu’il n’y aura pas de partition du Québec, la seule façon légale d’être absolument sûr, c’est de demeurer au Canada » [Truffaut, Serge. « Partition : le ton monte » in : Le Devoir, 13 août 1997, p. A1]. (1) (2)
__________
(1) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-apès».
Publié dans Arrogance, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Indépendance du Québec, Intransigeance, Jean Chrétien, Lucien Bouchard, Mépris, Provocation, West Island | 2 commentaires »
Mercredi 23 décembre 2009
1997. « 15 mars : Gilles Duceppe est élu nouveau chef du Bloc québécois. La course à la direction du Bloc québécois avait connu de nombreux remous au sein même du parti : le nouveau chef choisit d’écarter Michel Gauthier [17 mars 1997], l’ancien chef du Bloc, comme leader parlementaire (il lui préfère Suzanne Tremblay); l’un des candidats à la course à la direction du Bloc, Yves Duhaime, refuse [15 mars 1997] de se rallier au nouveau chef. Il finit par se rallier sans condition à son chef [19 mars 1997] et promet de se présenter dans la circonscription de Saint-Maurice, la circonscription de Jean Chrétien.
7 mai : Le Soleil publie des extraits du livre « Pour un Québec souverain » que Jacques Parizeau publiera le lundi 12 mai 1997. L’article révèle qu’après un référendum gagnant, le gouvernement du Québec n’aurait eu d’autre choix que de déclarer la souveraineté du Québec dans un geste solennel aussi tôt que possible, « c’est-à-dire dans la semaine ou les dix jours suivants » afin que le nouvel État soit reconnu. Cet article provoque l’effet d’une bombe (en pleine campagne électorale fédérale). Sur-le-champ, les fédéralistes et souverainistes réprouvent les propos « antidémocratiques » de l’ancien premier ministre. Le ministre de la Justice, Allan Rock, déclare vouloir porter le livre de Jacques Parizeau devant la Cour suprême (qui doit se prononcer sur la légalité du Québec de se séparer du Canada).
8 mai : Jacques Parizeau réagit à la commotion que ses propos ont causée la veille en publiant une déclaration dans laquelle il accuse l’auteur de l’article, Michel Vastel, d’avoir commis un mensonge. Après avoir communiqué avec l’ex-premier ministre, les souverainistes réhabilitent Jacques Parizeau.
21 mai :l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité la résolution suivante : « Que l’Assemblée nationale exige de l’ensemble des hommes et femmes politiques du Québec qu’ils reconnaissent la volonté démocratique des Québécoises et des Québécois qui s’est exprimée lors du référendum du 30 octobre 1995 tenu en vertu de la Loi sur les consultations populaires, reconnaissant ainsi le droit fondamental des Québécoises et des Québécois de décider de leur avenir en vertu de cette loi. ». (1) (2)
__________
(1) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Bloc québécois, Capsules d_histoire nationale du Québec, Gilles Duceppe, Indépendance du Québec, Jacques Parizeau | Aucun commentaire »
Dimanche 20 décembre 2009
1996. « Avril : l’aile québécoise du Parti libéral du Canada, tentant de ménager la chèvre et le chou afin de satisfaire aux aspirations des Québécois sans indisposer le« Rest of Canada » (ROC) — comme on l’appelle souvent depuis les délibérations constitutionnelles infertiles — propose de remplacer le concept de« Société distincte » par le concept de « foyer principal de la langue et de la culture française en Amérique ». Ce concept sera fortement critiqué au Québec, qui dénoncera cette manœuvre de tentative de « noyer le poisson », ce que des ténors du Parti libéral du Canada dénonceront également (par exemple, le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion. (Lors de leur congrès des 26 et 27 octobre 1996, le Parti libéral aura« gommé comme par magie » des débats le concept qui ne pourra jamais être discuté.) — (Depuis le référendum du 30 octobre 1995, les fédéralistes prétendent vouloir enchâsser la reconnaissance de la « société distincte » dans la Constitution canadienne ; toutefois, ils ne veulent pas admettre que les Québécois forment un peuple, réalité que la Grande-Bretagne avait reconnue dans l’Acte de Québec et que Lord Durham avait lui aussi admise dans son rapport de 1839.)
12 septembre : le sénateur-comédien Jean-Louis Roux est assermenté au poste de lieutenant-gouverneur du Québec (sa nomination soulève l’ire de nombreux Québécois, dont le gouvernement du Québec, pour avoir accusé les souverainistes de fascistes. Il démissionne le 5 novembre 1996, quelques heures après que la revue L’Actualité eut révélé son adhésion à l’antisémitisme alors qu’il étudiait la médecine à l’Université de Montréal.)
30 septembre : le gouvernement de Jean Chrétien demande à la Cour suprême de se prononcer sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec.
1997. Selon ce que stipule la Constitution de 1982, c’est en 1997 (quinze ans après son adoption) que tous les premiers ministres provinciaux, avec le fédéral, auraient dû rouvrir le débat constitutionnel et voter des amendements : le gouvernement fédéral n’entamera pas de négociation tant qu’un parti souverainiste sera au pouvoir. (1)
8 février : Jean Chrétien revient sur sa parole de réformer la fédération canadienne. (2) (3) (4)
__________
(1) Note de paumier : si le gouvernement du Canada n’est même pas capable de respecter sa propre constitution, qui va la respecter? Qui va respecter les autres lois adoptées par ce gouvernement? CE GOUVERNEMENT EST ILLÉGITIME. Il est un gouvernement ennemi. Qu’on se le dise! Et qu’on agisse en conséquence!
(2) Note de paumier : je me demande si cet homme a une parole ? Souvenons-nous de sa promesse quant à la TPS.
(3) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Capsules d_histoire nationale du Québec, Jean Chrétien, ROC (Rest of Canada), Référendum de 1995, Stéphane Dion | Aucun commentaire »
Jeudi 17 décembre 2009
1995. « 30 octobre : référendum sur la souveraineté du Québec : résultat : OUI : 49,4 %; NON : 50,6 %. Taux de participation : 93,2 % [plus haut taux de participation de toute l’histoire du Québec]. 80 circonscriptions sont majoritairement en faveur du OUI; 45 circonscriptions en faveur du NON. Environ 60 % des francophones votent OUI, environ 90 % des anglophones et allophones votent NON. Ces résultats des plus serrés démontrent que le projet souverainiste est plus vivant que jamais et que le problème canadien, lui, reste entier.
Lors de son discours le soir du référendum, Jacques Parizeau pointe du doigt l’argent et certains votes ethniques comme responsables de la défaite du OUI : tollé de protestation de la part des fervents de rectitude politique. « C’est vrai qu’on a été battu, mais au fond, par quoi? Par l’argent et des votes ethniques! »
31 octobre : Jacques Parizeau remet sa démission en tant que premier ministre, chef du Parti québécois et député de la circonscription de L’Assomption. Spéculation sur l’éventuelle candidature de Lucien Bouchard à la tête du Parti québécois et du gouvernement du Québec.
1996. 29 janvier : Lucien Bouchard est assermenté comme premier ministre du Québec. C’est Michel Gauthier qui lui succédera à la tête du Bloc québécois.
15 février : Jean Chrétien, venu célébrer à Hull le trentième anniversaire de l’adoption de l’unifolié canadien, est accueilli par des manifestants venus dénoncer la réforme de l’assurance-chômage; coupant court à son discours ponctué de huées, il se fraie un chemin à travers la foule et agrippe par le cou un manifestant sur son passage, Bill Clennett, qu’il jette dans les bras d’un agent de la Gendarmerie Royale du Canada. Celui-ci le projette au sol et lui casse une dent. M. Clennett exige des excuses du premier ministre en personne — il ne les a jamais reçues.)
__________
Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 13 décembre 2009 : http://pages.infinit.net/histoire/
M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Bloc québécois, Capsules d_histoire nationale du Québec, Immigration, Indépendance du Québec, Jacques Parizeau, Jean Chrétien, Lucien Bouchard, ROC (Rest of Canada), Référendum de 1995 | Aucun commentaire »
Lundi 14 décembre 2009

Image puisée dans le site de Vigile.net
1995. « 12 juin : le PQ, le BQ et l’ADQ s’entendent officiellement sur une position commune quant aux offres d’association à faire au Canada advenant une victoire du OUI au référendum. L’association politique et économique avec le Canada ne doit cependant pas remettre en cause la souveraineté du Québec. § Le conseil pour l’unité canadienne, organisme financé par le milieu des affaires et le gouvernement fédéral, affirme dans 31 arguments pour le Canada que les Québécois ne forment pas un peuple, mais plutôt un ‘groupe ethnique et culturel’. 7 juil. : selon un sondage de la maison Angus Reid, près des deux tiers des Canadiens anglais estiment que le Canada devra établir un accord commercial avec un Québec souverain. » (1)
(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991. Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. C’est donc la dernier fois que je cite cette brochure. Merci de tout cœur M. Beauchemin. Je note avec grand plaisir que M. Beauchemin, encore aujourd’hui en 2009 est resté fidèle à ses orientations politiques.
« 7 septembre 1995 : dépôt à l’Assemblée nationale du Québec de la question référendaire et du projet de loi numéro 1 sur l’avenir du Québec. Un des arguments principaux du camp du OUI veut que la déclaration de souveraineté soit précédée d’une année de négociation sur une offre de partenariat avec le reste du Canada.
1er octobre : adoption du décret référendaire déclenchant la campagne référendaire et fixant la date du scrutin au 30 octobre 1995.
27 octobre : entre 40 000 et 100 000 Anglo-canadiens viennent manifester à Montréal pour inciter les Québécois à voter NON au référendum. Ils bénéficient de 90 % de rabais sur leur transport en avion ou en train. » (2) (3)
__________
(2) Source : « Chronologie de l’histoire du Québec ». C’est un site Internet existant depuis de nombreuses années et tenu par M. Claude Routhier, un ami de l’histoire du Québec. Voici ce que lui-même écrit sur son site : « Il est à noter que je ne suis pas l’auteur à proprement parler de ce site : je ne suis ni historien, ni écrivain, ni chercheur, ni connaisseur ; je n’ai fait que lire et compiler ce que d’autres ont déjà publié. Ce sont tous ces historiens ou journalistes inclus dans ma bibliographie qui sont les vrais auteurs et dont je recommande fortement la lecture pour explorer plus en profondeur les tenants et les aboutissants de notre histoire nationale. » En voici l’adresse au 5 mai 2008 : http://pages.infinit.net/histoire/ M. Routhier enseigne au Cégep Marie-Victorin de Montréal.
(3) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Arrogance, Bloc québécois, Capsules d_histoire nationale du Québec, Indépendance du Québec, Jacques Parizeau, Langue française, Mépris, Provocation, ROC (Rest of Canada), Référendum de 1995 | Aucun commentaire »
Jeudi 10 décembre 2009
1992. 7 oct. : Moe Sihota ministre de la Colombie-Britannique, révèle que Bourassa a dû plier devant le Canada anglais à Charlottetown. § 8 oct : Malgré la faveur que connaît la souveraineté dans la population, à l’intérieur de son propre parti et même dans le gouvernement (plusieurs ministres), Bourassa fait adopter une loi qui fera porter le référendum sur l’Accord de Charlottetown et non sur la souveraineté. 26 oct. : le Québec rejette l’accord, le jugeant insatisfaisant; le Canada anglais le rejette aussi, le jugeant trop généreux pour le Québec.(3) § 5 déc. : le gouvernement Bourassa annonce qu’il envisage ‘d’assouplir’ la loi 101.
1993. 9 juin : la loi 86, modifiant la loi 178, permet désormais l’utilisation de l’anglais dans l’affichage extérieur comme intérieur, à certaines conditions. Cette loi, qui affaiblit la loi 101, est vue par plusieurs comme un recul pour le français. (1) (2)
__________
(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille !
(2) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
11 encore à paraître.
(3) Note de paumier : mesdames et messieurs, voilà un autre exemple de différence nationale, ethnique, culturelle, qui fait que nous devons assumer nous-mêmes notre avenir dans un pays à nous.
Publié dans Assimilation des francophones, Capsules d_histoire nationale du Québec, Défense de la langue française, Indépendance du Québec, Langue française, Lâcheté, Légitimité, ROC (Rest of Canada), Robert Bourassa, pusillanimité | Aucun commentaire »
Dimanche 6 décembre 2009
1992. « 7 juillet : après de difficiles négociations, Ottawa et les provinces anglaises arrivent à une entente sur des offres constitutionnelles au Québec. 9 juillet : Bourassa déclare qu’il va étudier ces offres avec soin. Bouchard affirme qu’il faut les refuser, car elles sont insatisfaisantes. 13 juillet : Léon Dion (1), ex-conseiller de Bourassa, est d’avis qu’il faut les refuser.
10 août : décelant des ‘signes d’ouverture’, Bourassa, malgré sa promesse de 1990, accepte de participer à une conférence constitutionnelle convoquée par Mulroney pour le 18 août à Ottawa. 19-22 août : Bourassa accepte le principe d’une représentation égale des provinces au Sénat, peu importe leur taille, en échange d’une représentation minimum pour le Québec de 25% des sièges de la chambre des communes. Il accepte également de confier aux tribunaux le soin de décider des pouvoirs des gouvernements autochtones. Québec récupérera une forme de droit de veto, mais devra accepter un affaiblissement potentiel des lois protégeant le français. ‘Marché de dupes’, répond Parizeau. 26 août : la Commission jeunesse du PLQ rejette cette entente (2) 27 août : réunis à Charlottetown, les 11 premiers ministres décident de tenir un référendum pancanadien le 26 octobre sur l’entente, dite Accord de Charlottetown. 29 août : lors d’un congrès spécial du PLQ à Québec, Bourassa réussit à faire approuver l’Accord de Charlottetown. Jean Allaire et plusieurs membres de la Commission jeunesse quittent le congrès.
1er septembre : Allaire annonce qu’il fera campagne pour le NON. 4 septembre : on présente la question référendaire : Acceptez-vous que la constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992? 14 septembre : Mario Dumont, président de la Commission jeunesse du PLQ, se range dans le camp du NON. 16 septembre : The Globe and Mail publie la transcription d’une conversation téléphonique entre deux conseillers de Bourassa. Parlant de ce dernier à la conférence de Charlottetown, André Tremblay dit : ‘En tout cas, on s’est écrasé, c’est tout.’ Stupeur à travers le Québec. (3) (4)
__________
(1) Oui ! Le père de celui qui est un fédéraliste inconditionnel. Il aurait dû convaincre son fils d’être plus lucide et souple.
(2) Il fallait qu’elle soit vraiment pourrie pour que les rejetons libéraux la rejettent!!!
(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Arrogance, Assimilation des francophones, Bloc québécois, Brian Mulroney, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Défense de la langue française, Indépendance du Québec, Intransigeance, Jacques Parizeau, Langue française, Lucien Bouchard, Légitimité, Politique canadienne, Provocation, ROC (Rest of Canada), Robert Bourassa | 5 commentaires »
Vendredi 4 décembre 2009

Monsieur Valse hésitation.
1992. « 6 février : Bourassa déclare à Bruxelles que des offres constitutionnelles insatisfaisantes pourraient amener le Québec à proposer une souveraineté partagée et une union économique. 11 février : Ovide Mercredi déclare qu’il n’y a pas de peuple québécois. Il atténuera plus tard ses paroles. 16 février : la conférence constitutionnelle à Vancouver laisse le Québec insatisfait. 10 mars : la chambre des Communes d’Ottawa vote une résolution reconnaissant le rôle unique et historique de Louis Riel, pendu à Régina en 1885. (1) 19 mars : Ottawa adopte la loi sur l’évaluation environnementale. ‘Processus dominateur et totalitaire’, répond le ministre québécois Pierre Paradis. 18 avril : dans une interview au Monde, Bourassa déclare qu’il a décidé de faire porter le référendum sur les offres d’Ottawa et non sur la souveraineté, comme l’exige la loi 150. (2) 4 juin : Ottawa vote une loi permettant la tenue d’un référendum à travers le Canada. (3) (4) (5)
__________
(1) Seulement ça? Pas d’excuses au peuple québécois ou au peuple métis ? Pas de blâme aux racistes qui l’ont pendu? C’est trop peu trop tard, 107 ans en retard! Riel a servi à allumer la mèche du détonateur indépendantiste dans beaucoup de cerveaux de jeunes québécois. Les « Canadians » ne récupèreront pas Louis Riel. Tenez-vous le pour dit.Trop facile de détruire l’opposition puis de la réhabiliter. Processus hypocrite et perfide.
(2) Vous voyez le procédé a posteriori? On mélange tellement les Québécois qu’ils finissent par être écœurés juste d’entendre le mot constitution. Merci M. valse hésitation, girouette et compagnie!
(3) Tout s’éclaire avec le recul des ans : on voulait noyer le poisson dans les eaux troubles outaouaises…
Note plus générale : nous avons, les humains, toute la difficulté du monde à comprendre notre propre histoire personnelle. Comment voulez-vous qu’il ne soit pas extrêmement ardu de comprendre l’histoire de deux peuples dont l’un a comme but d’écraser l’autre?
(4) Source : « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!
(5) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
13 à paraître encore.
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-après ».
Publié dans Assimilation des francophones, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Louis Riel (1844-1885), Robert Bourassa | Aucun commentaire »
Samedi 28 novembre 2009
1991. « 6 mai : Chrétien déclare que le Canada peut modifier sa constitution sans l’accord du Québec. 14 mai : le gouvernement Bourassa dénonce l’intrusion du fédéral dans le domaine de l’éducation, compétence provinciale, mais lui permettra le 30 mai d’établir un programme au Québec contre le décrochage scolaire. 14 juin : l’Assemblée nationale adopte la loi 150 qui prévoit un référendum sur la souveraineté en 1992. 24 juin : à Montréal, 300 000 personnes participent au défilé de la Fête nationale du Québec. 11 juillet : selon une étude du Conseil économique du Canada, un Québec souverain surmonterait ses éventuelles difficultés économiques grâce à la cohésion de sa société.(1) Peu après, Mulroney abolit le Conseil économique du Canada (2) 30 août : Bourassa affirme qu’il n’acceptera jamais moins que l’Accord du lac Meech et ne pliera pas sur la notion de société distincte. 24 sept. : Mulroney dépose 28 propositions de réforme constitutionnelle. Une majorité de provinces pourra imposer des décisions économiques à tout le pays. Vive opposition au Québec. 6 oct. : Trudeau déclare que la notion de société distincte pourrait permettre au Québec de déporter les Québécois non francophones. Ces remarques, en général, ne sont pas prises très au sérieux. Fin déc. : les Québécois représentent 2% de la population de l’Amérique du Nord. Le Québec ne forme plus que 25,3% de la population canadienne. » (3) (4)
__________
(1) souligné par paumier car on ne peut pas dire que ce conseil soit indépendantiste!!!
(2) On dirait bien que certains qui se considèrent comme des grands canadiens ont de la difficulté avec la vérité. Staline n’aurait pas désapprouvé ces méthodes!!! lol
(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale » ci-après.
Publié dans Accord du Lac Meech, Arrogance, Assimilation des francophones, Brian Mulroney, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Indépendance du Québec, Jean Chrétien, Pierre Elliott Trudeau, Politique canadienne, Québec, Robert Bourassa | Aucun commentaire »
Mercredi 25 novembre 2009

Premier député du Bloc élu à ce titre. Encore aujourd'hui chef du Bloc (suite à d'autres chefs)
1990. « 25 juil. : création du Bloc québécois (BQ), dirigé par Lucien Bouchard. 11 août : les jeunes libéraux du Québec se prononcent pour la pleine autonomie du Québec. 13 août : Le BQ fait élire son premier candidat, Gilles Duceppe, lors d’une élection partielle à Montréal. 4 sept. : création de la commission Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec. 19 nov. : Chrétien reconnaît au Québec le droit de décider de son avenir, mais prévient qu’il devra en assumer les coûts. (1) 26 nov. : un sondage révèle que 66% des Québécois sont favorables à la souveraineté assortie d’une union économique avec le Canada. 12 déc : la presse anglophone choisit le député manitobain Elijah Harper, un des responsables de l’échec de l’Accord du lac Meech, comme Canadien de l’année. (2)
1991. 29 janv. : le comité Allaire dépose son rapport. Il réclame un vaste transfert de pouvoirs d’Ottawa vers le Québec avant la fin de 1992, faute de quoi le PLQ proposera la souveraineté. 12 fév. : Mulroney rejette le rapport Allaire. 8 mars : congrès du PLQ. Bourassa défend le rapport Allaire, qui sera adopté le lendemain après sept heures de débat. 26 mars : la commission Bélanger-Campeau publie son rapport : a) fédéralisme renouvelé ou souveraineté; b) un référendum sur la souveraineté tenu au plus tard le 26 oct. 1992. D’ici là, Ottawa doit présenter des offres. La veille Bourassa a signé le rapport après s’être assuré que sa signature n’a aucune valeur juridique. » (3) (4)
__________
(1) Note de paumier : je suppose qu’il n’y a pas de coûts à payer pour être au Canada ??? Plusieurs ministères en double, de nombreuses agences gouvernementales dont le gouvernement a perdu le contrôle selon plusieurs reproches des divers vérificateurs généraux du Canada, les orgies de dépenses dans les consulats et autres officines, les commandites, et quoi encore. M. Chrétien n’était capable que de menaces tout en abritant des malhonnêtes dans son administration.
(2) Note de paumier : n’est-ce pas visible que le Canada anglais et le Québec vivent dans deux mondes distincts? Qui ne le voit pas soit est aveugle soit se voile la face pour ne pas voir.
(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991. Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire. » Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-après ».
Publié dans Accord du Lac Meech, Arrogance, Assimilation des francophones, Bloc québécois, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Défense de la langue française, Gilles Duceppe, Indépendance du Québec, Jean Chrétien, Lucien Bouchard, Politique canadienne, Provocation, Québec, ROC (Rest of Canada), Robert Bourassa, Vulnérabilité | Aucun commentaire »
Dimanche 22 novembre 2009
Année 1990 lourde d’événements…
1990. « 17 mars : Jean Chrétien contredit l’étude de Merrill Lynch. (1) 19 mars : Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, soutient que le Québec dispose de tous les outils économiques nécessaires à sa souveraineté. 6 avril : Terre-Neuve retire son appui à l’Accord du lac Meech. 21 avril : la Saskatchewan refuse de donner à sa minorité francophone le contrôle de ses écoles. 8 mai : la CSN s’engage dans la promotion de l’indépendance. 22 mai : à cause des modifications apportées à l’Accord du lac Meech (2), Lucien Bouchard quitte le PC, ne voyant plus d’autre avenir pour le Québec que dans la souveraineté ; 7 députés le suivront. 23 juin : échec de l’Accord du lac Meech à cause de l’opposition du Manitoba et de Terre-Neuve, qui refusent, entre autres choses, de reconnaître le caractère distinct du Québec. Bourassa promet solennellement que désormais il ne négociera plus avec les provinces, mais seulement avec Ottawa. Le même jour, Chrétien devient chef du PLC. 24 juin : à Montréal, 200 000 personnes participent au défilé de la Fête nationale du Québec. 30 juin : la CEQ [Centrale de l’enseignement du Québec qui est devenue aujourd’hui la CSQ] opte pour la souveraineté. » (3) (4)
__________
(1) réaction de paumier : ahahahahahahahahahahahahahaha. Hahaha hahahahahahahahahahahahahahahahahah comme s’il était outillé pour contredire une telle étude lollll.
(2)Le 22 juin Robert Bourassa avait déclaré en chambre : « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. » tiré de la Chronologie historique du Québec : http://pages.infinit.net/histoire/
(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter grenouille!
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire » Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-après ».
Publié dans Accord du Lac Meech, Arrogance, Assimilation des francophones, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Défense de la langue française, Indépendance du Québec, Intransigeance, Langue anglaise, Langue française, Lucien Bouchard, Mépris, Politique canadienne, Provocation, Québec, ROC (Rest of Canada), Robert Bourassa, SCRS, Éducation populaire, Élu/es | Aucun commentaire »
Mercredi 11 novembre 2009

Ce n’est pas évident pour monsieur et madame tout le monde de suivre l’actualité relative à la place du Québec au Canada. Le travail, les enfants, les transports, les cours des petits la fin de semaine, l’épicerie, le ménage. À travers cela, on écoute ou regarde les nouvelles. On se choque, on s’étonne, on se réjouit, on s’enrage…et comment faire les liens entre tous ces faits? Comment aussi se souvenir de tous les faits?
Je suggère à ceux qui visent vraiment l’Indépendance du Québec d’amorcer une vaste démarche pédagogique semblable à celle que je mène ici mais à grande échelle avec l’appui de la télé et de la radio. Des moments de présentation synthétique de l’histoire pour montrer que nous sommes mal servis par la soi-disant confédération canadienne. Qu’on distribue cette synthèse à toutes les portes, qu’on la fasse refaire en bande dessinée. Elle a déjà existé, je vous en reparlerai car c’est une de mes fiertés…!
Voilà. Revenons à nos moutons!
1990. « 9 mars : une étude de Merrill Lynch, la plus importante firme de courtage des États-Unis, conclut que la vigueur et la diversité de l’économie du Québec lui permettrait d’accéder sans problème à la souveraineté. Trois jours plus tard, une étude préparée pour la Banque de Montréal va dans le même sens. (1) 15 mars : la Cour suprême du Canada statue que la minorité francophone d’Edmonton en Alberta a droit au contrôle et à la gestion de ses écoles, mais, faute d’un nombre suffisant d’élèves, lui refuse la création d’une commission scolaire francophone. » (2) (3) (4)
__________
(1) je souligne car c’est une réponse aux anxieux (ou aux gens de mauvaise foi) qui ont peur de manquer de bœuf de l’ouest ou qui pensent encore que nous sommes nés pour un petit pain.
(2) géniaux hein nos juges! On n’a qu’à attendre que la « masse critique » des francophones ne justifie plus la création d’une commission scolaire pour leur reconnaître le droit d’en créer une!! Y a-t-il un psychiatre dans la salle pour ces personnages burlesques? Et après, on veut faire respecter l’autorité? Mais faudrait que l’autorité soit respectable! Des révolutions ont été déclenchées pour des peccadilles comparées à cette énormité. Nous sommes trop endormis par notre petite apparence de confort.
(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter jadis grenouille !
(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».
Publié dans Arrogance, Assimilation des francophones, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Défense de la langue française, Indépendance du Québec, Langue anglaise, Langue française, Liberté, Politique canadienne, Provocation, Québec | 2 commentaires »
Mercredi 28 octobre 2009

1989. « 6 mars : Bourassa affirme que le Québec saurait se débrouiller tout seul si le Canada rejetait l’Accord du lac Meech. 12 mars : à l’appel du MQF, 60 000 personnes manifestent à Montréal contre la loi 178 (2) et pour le maintien de la loi 101. 22 mars naissance au Québec de l’Equality Party, formé d’anglophones mécontents de la loi 178 et qui désirent le libre choix linguistique. 24 mars : un rapport indique que la francisation des entreprises est au point mort. 11 avril : le commissaire fédéral aux langues officielles, D’Iberville Fortier, affirme que l’anglais n’est nullement en danger au Québec. 15 mai : Chrétien, aspirant à la chefferie du PLC, se prononce pour le bilinguisme intégral dans l’affichage au Québec (3) 4 juin : Bourassa n’assistera plus aux rencontres constitutionnelles si le Canada anglais refuse l’Accord du lac Meech. 6 sept : à Brockville (4), des militants d’Alliance Ontario (5) piétinent le fleurdelisé devant la caméra pour protester contre les politiques linguistiques du Québec. L’incident sera largement diffusé en mars 90, créant de vifs remous au Québec. 8 sept. : Parizeau promet l’abolition de la loi 178 et le renforcement de la loi 101. 26 oct. : Trudeau soutient que l’Accord du lac Meech causerait la dislocation du Canada, car il affaiblirait les pouvoirs d’Ottawa; il traite les nationalistes québécois de ‘pleurnichards et maîtres chanteurs’. (6) 2 nov. : Parizeau se prononce contre Meech parce qu’il le juge insuffisant et dangereux pour le Québec.
1990. 28 janv. : Parizeau, devant l’échec inévitable de Meech, demande à Bourassa de se retirer des discussions constitutionnelles. 29 : la ville de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, se proclame unilingue anglaise; 26 autres villes l’’imiteront. Vague anti-française au Canada anglais. (7) 8 fév. : selon Statistiques Canada, l’Ontario reçoit du fédéral 58% des sommes pour la recherche et le développement et le Québec 12% . (8) 28 fév. : la Cour suprême du Canada déclare invalides les lois 72 et 105 parce que les décrets qui les accompagnent n’ont été rédigés qu’en français. » (1) (9)
__________
(1) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
(2) paumier note : vous vous souvenez ? C’est la loi « qui confirme le français comme seule langue d’affichage à l’extérieur des commerces, mais permet le bilinguisme à l’intérieur. »
(3) paumier note : fallait bien que le petit nègre blanc montre patte blanche au ROC (rest of Canada).
(4) paumier : en Ontario
(5) note de paumier : de vieux orangistes crypto-racistes
(6) note méchante de paumier : vous aurez compris que la violence verbale est le pouvoir des faibles; Trudeau c**ait dans son froc!!! Et ce n’était pas la première fois.
(7) note lucide de paumier : ça en fait beaucoup de gens qui ne comprennent pas que nous sommes hyper minoritaires en Amérique du Nord. La haine et le séparatisme réel sont dans le reste du Canada.
(8) note de paumier : c’est ça l’égalité pour les Canadiens anglais : un cheval contre un lapin ?
(9) note de paumier : vous savez? La tour de Pise qui penche toujours du même côté…
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-haut ».
Publié dans Accord du Lac Meech, Arrogance, Assimilation des francophones, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Défense de la langue française, Histoire du Québec et du Canada, Indépendance du Québec, Jacques Parizeau, Langue anglaise, Langue française, Mouvements politiques radicaux, Pierre Elliott Trudeau, Politique canadienne, Provocation, Québec, Robert Bourassa, Ténacité | Aucun commentaire »
Jeudi 15 octobre 2009

Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste
Voyez comme c’est clair! Dès qu’on met notre pied à terre les anglais se rebiffent. Nous sommes coincés dans un rapport de forces. Le plus faible ou le moins déterminé perdra. Sera-ce nous ???????????????
« 1988. 21 mars : la SSJB (1) et le MNQ (2) se lancent dans une grande campagne pour la défense de la loi 101 qui culminera le 17 avril avec une manifestation de 25 000 personnes. 19 avril : on apprend que le gouvernement Bourassa paie les avocats de ceux qui luttent contre la loi 101 devant la cour suprême du Canada (3). 22 avril : selon le Conseil de la langue française, le projet de loi fédéral C-72 sur les langues officielles affaiblira le français au Québec. 10 sept. : Parizeau soutient qu’un vote pour le PQ sera un vote pour l’indépendance. 13 déc. : le Conseil de la langue française demande que l’affichage commercial demeure unilingue français. Dans une Amérique du Nord anglaise à 98%, un visage bilingue pour le Québec serait néfaste au français. 15 déc. : la Cour suprême du Canada déclare illégal l’unilinguisme français obligatoire dans l’affichage commercial et les raisons sociales. Au cours des semaines qui suivent, profonds remous chez les francophones sous l’action de la SSJBM, du MNQ et du MQF (4). 19 déc. : poussé au pied du mur par la pression populaire, Bourassa a recours à la clause nonobstant pour se soustraire au jugement de la cour suprême et présente le projet de loi 178, qui confirme le français comme seule langue d’affichage à l’extérieur des commerces, mais permet le bilinguisme à l’intérieur. Le lendemain, trois de ses quatre ministres anglophones démissionnent 21 déc. : le Manitoba refuse aux Franco-Manitobains le droit de gérer leurs écoles. » (5) (6)
__________
(1) Société Saint-Jean-Baptiste
(2) Mouvement national des Québécois
(3) Note de paumier : est-il possible d’être plus servile et pleutre que ça ?
(4) Mouvement Québec français.
(5) paumier se demande qui sont les vrais racistes au Canada. (car plusieurs « intellectuels » anglais ont déjà accusé les indépendantistes québécois de racisme. N’oublions pas cela.)
(6)Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-bas ».
Publié dans Arrogance, Assimilation des francophones, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Culture, Disparition des cultures et des langues, Défense de la langue française, Indépendance du Québec, Langue anglaise, Langue française, Mépris, Politique canadienne, Québec | 1 commentaire »
Lundi 12 octobre 2009
1982. « 17 avril : Élisabeth II apporte la Constitution rapatriée à Ottawa; la nouvelle loi est promulguée en l’absence des représentants du gouvernement du Québec, qui refuse de signer la nouvelle entente. Jusqu’à ce jour, il n’y a pas adhéré. L’Institut de recherche C.D. Howe, financé en majeure partie par la grande entreprise privée canadienne, déménage de Montréal à Toronto à cause de difficultés à ‘dénicher à Montréal des économistes expérimentés’.
1984. 26 juillet : la Cour suprême du Canada déclare illégale la clause Québec de la loi 101 qui restreignait l’école publique anglaise aux seuls enfants dont l’un des parents avait fait ses études primaires en anglais au Québec. Désormais, la plupart des citoyens d’une autre province qui s’installent au Québec peuvent envoyer leurs enfants à l’école publique anglaise. (1) 4 sept. : lors des élections, Brian Mulroney devient premier ministre du Canada. (…) Mulroney se propose de ramener le Québec au sein de la Confédération ‘dans l’honneur et l’enthousiasme’. Le PQ de Lévesque choisit le beau risque du fédéralisme de Mulroney. Scission au sein du PQ et démissions de plusieurs ministres vedettes, dont Jacques Parizeau.
1987. 30 avril : les premiers ministres des dix provinces et du Canada rédigent un accord de principe sur les cinq conditions minimales posées par le Québec pour signer la Constitution :
- la reconnaissance du Québec comme société distincte (abandon de la notion de peuple);
- la garantie d’obtenir des pouvoirs accrus en immigration;
- la limitation du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral;
- la reconnaissance d’un droit de veto partiel du Québec sur certains articles de la constitution;
- la participation du Québec (avec Ottawa) à la nomination de trois des neufs juges de la Cour suprême.
Cet accord devra être ratifié par chacune des législatures des provinces. Date limite : 23 juin 1990. Mais certaines provinces exigent de nouveaux délais. » (2) (3)
__________
(1) c’était une façon de protéger la langue française. On n’imposait pas ça aux 9 autres provinces que diable ! Ce haut tribunal n’est pas pour nous. Ce pays n’est pas pour nous. L’histoire jugera sévèrement ces juges mesquins et étroits d’esprit.
(2) notons sur un ton ironique sinon sarcastique qu’il se passe tellement de choses pressantes dans le Canada anglais qu’il leur faut 5 ans pour accepter des conditions qui ne sont même pas minimales ! Pfft
(3) Source : « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d_histoire nationale ci-bas ».
Publié dans Assimilation des francophones, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Indépendance du Québec, Mépris, Politique canadienne, Provocation, Québec | 3 commentaires »
Vendredi 9 octobre 2009

L'espoir d'un peuple...
1979. « 13 déc. : la Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelles les clauses de la loi 101 qui font du français la seule langue de la législation et des tribunaux. Par la même occasion, elle condamne les lois anti-françaises votées au Manitoba en 1890. Cette réparation, 89 ans après leur adoption, semble bien tardive. L’assimilation, en effet, a réduit les Franco-Manitobains, autrefois majoritaires, à une infime minorité.
1980. Printemps : campagne référendaire. Le gouvernement Lévesque demande à la population de lui accorder le mandat d’entreprendre avec Ottawa des négociations devant mener à la souveraineté-association. Le camp du NON, dirigé par Ryan, reçoit un vigoureux appui d’Ottawa et insiste sur les risques de la souveraineté; les camps du OUI et du NON dépensent chacun 2,2 millions durant la campagne, mais Ottawa, enfreignant la loi référendaire, dépense en plus 17 millions. Trudeau promet un renouvellement du fédéralisme pour satisfaire les demandes du Québec. ‘Votre NON sera un OUI pour le changement’, déclare-t-il le 14 mai à l’aréna Paul-Sauvé. 20 mai : 40,4% des électeurs votent OUI, 59,6% NON. Les non-francophones votent massivement pour le NON, alors que les francophones sont divisés en deux blocs presque égaux.
1981. 13 avril : le PQ, dirigé par René Lévesque, est reporté au pouvoir avec une forte majorité en promettant qu’il ne tiendra pas de référendum durant son mandat. Septembre : Trudeau veut rapatrier la Constitution du Canada, loi fondamentale du pays. Celle-ci ayant été votée par le Parlement britannique en 1867, seul ce dernier peut la modifier. En la rapatriant, Ottawa pourra la modifier sans l’accord du Québec. La Cour suprême du Canada concède au gouvernement qu’il peut légalement la rapatrier sans l’accord de toutes les provinces, mais considère ce geste comme immoral. 4 nov. : négociations constitutionnelles entre Ottawa et les provinces; Trudeau brise le front commun du Québec et de sept provinces qui s’opposait à ses vues. En pleine nuit, à l’insu de Lévesque, Chrétien négocie avec les provinces anglophones dans la cuisine du château Laurier et se met d’accord avec elles sur le rapatriement de la Constitution. Le Québec, isolé, voit ses pouvoirs diminués dans le domaine de la culture et de l’éducation. Désormais, Ottawa pourra modifier la constitution sans son accord. La Cour suprême, institution fédérale majoritairement anglophone, deviendra l’arbitre ultime. Le changement promis par Trudeau en 1980 n’était pas celui qu’on attendait. »
Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991
Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…
Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »
Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-bas ».
Publié dans Assimilation des francophones, Canada, Capsules d_histoire nationale du Québec, Colonialisme, Disparition des cultures et des langues, Défense de la langue française, Indépendance du Québec, Pierre Elliott Trudeau, Politique canadienne, Provocation, Québec, René Lévesque, Sciences politiques | Aucun commentaire »