La symphonie « Le philosophe » de Joseph Haydn

20 novembre 2009

Je ne l’avais jamais entendue celle-là ! c’est la symphonie no. 22 en mi mineur. (clique sur le titre pour entendre l’oeuvre)

Le premier mouvement, adagio, est spécial ! Pompeux au début, on y entend un trémolo de cor ! oui, de cor ! Bizarre ! Est-ce le portrait que se faisait Haydn des philosophes en général ou en avait-il un en particulier dans sa mire ? On dirait un pachyderme qui s’en va mourir. Je devrai fouiller le sujet.

Le deuxième mouvement, presto, est déjà plus intéressant. Beau dialogue violons et vents. On entend presque la dialectique du maître ! C’est enlevant ! À entendre les deux prestos de l’œuvre on pourrait croire que notre illustre musicien avait la philo en haute estime. Ça rachète les lourdeurs de l’adagio. Ce mouvement à lui seul mérite une admiration sans borne.

Un menuetto compose le troisième mouvement. Bien tourné ! Le noble cor est décidément un instrument clé de cette symphonie. Ici les cors sont clairs, justes et plaisants. Ça fait un peu marche du roi Dagobert. Je persiste à trouver que Haydn est un compositeur à faire connaître aux enfants. On dirait une caricature (bien dessinée !) de musique. Elle plaît aux enfants parce qu’elle est simple, directe et vraie.

Un deuxième presto conclut l’œuvre. Je cherche encore le lien avec la philo ! Ma sensibilité est peut-être sous-développée ! Qui sait ? Comme en philo, la musique ici s’offre comme un parfait système à l’architectonique puissante.

Bref, ce n’est pas une grande œuvre ni un navet (tout de même !) mais le philosophe méritait mieux ! Désolé Jos ! (lol)

Quel bel orchestre !!! C’est vrai que les pièces où l’on voit l’orchestre sont diablement saisissantes !

J’ai dit !

L’homme seul § La vie solitaire

19 novembre 2009
Chien enragé...

Chien enragé...

Je reviens d’aller porter mes ordures à l’hôtel de ville. Je souris encore en pensant à ce lieu symbolique que j’ai choisi pour déposer mes ordures ménagères. Les deux derniers maires m’ont assez agacé qu’il n’était que justice que je choisisse le lieu de leurs débats futiles.

Il ne faudrait tout de même pas que j’en accumule trop aussi près de chez moi. Je n’ai pas envie que les rats envahissent entièrement le quartier. Je devrai bientôt prendre ma voiture pour aller jeter mes déchets beaucoup plus loin. J’ai beau être armé d’un magnum .357, je ne vais pas passer mes journées à canarder des rats sur Argyle. Tiens, j’ai une idée, je vais aller déposer mes détritus au complexe Dix-30 ! Avant que j’aie rempli tous les commerces là-bas, j’ai le temps de mourir. Et si jamais ça m’ennuie de retourner là, dans ce décors abject et absurde, je trouverai l’aréna où le Canadien pratiquait ! C’est dans la même ville après tout !

Il faut bien que je me change les idées avec de tels projets insignifiants ! Quoi faire d’autre ? Plus de journaux, plus de radio, plus de télé et d’Internet. Le pire : plus personne à qui parler. Heureusement que j’ai pu trouver une génératrice à pétrole chez Canadian Tire pour m’approvisionner en électricité afin d’écouter ma musique et utiliser mon ordi pour écrire ce journal d’un homme seul. Mais ô combien seul…

Le bon côté c’est que je n’ai plus à courir après les mises à jour informatiques ! Je suis coincé avec ce Win xp pro déjà vieux de 3 ans ! Pour le moment, il fonctionne encore très bien.

Qu’il est beau ce Chœur de paysans des Saisons de Haydn. J’aimais l’écouter avec Raymonde étendus sur mon beau grand lit carriole ! On se serait cru à Venise. Ben oui car carriole rime avec gondole ! Ça nous faisait rigoler !

Remarquez que bien que je ne puisse appeler personne, je ne sors jamais sans mon téléphone. C’est devenu un genre de grigri stupide. J’ai conservé quelques objets du passé et des rituels qui m’aident à traverser cette solitude totale. En fait, seuls les humains ont disparu. Les animaux demeurent et les plus domestiqués sont mes pires ennemis car ils sont redevenus sauvages, particulièrement les chiens. Ils sont souvent enragés car ils trouvent difficilement leur nourriture. Gare à mes fesses si je me trouve sur leur chemin. D’où la nécessité d’être armé. J’ai essayé de les nourrir au début mais ils m’arrachaient presque la main avec la bouffe. À regret.

Je dois marcher tous les jours, sinon, le peu de lumière qu’il reste dans mon artère sous-poplitée se comblera et je perdrai la jambe gauche. Je souffre d’athérosclérose. Cause : la cigarette. Je ne fume plus depuis 2002. La maladie a ralenti sa progression mais elle reste à l’affut dans l’ombre de ma plomberie. Assez d’apitoiement sur moi. Il faut que j’aille remplir la génératrice pour ce soir. Lire la suite de cette entrée »

Les comptes réglés et les comptes en règle

18 novembre 2009
Cicéron, un des gands maîtres de la rhétorique.

Cicéron, un des gands maîtres de la rhétorique.

Serais-je moins intelligent parce que je ne comprends pas toujours à demi-mot ? Allez savoir. Mais il y a des gens, un certain Bourbeau que je ne nommerai pas complètement, qui parlent en paraboles ou en images ésotériques et qui se croient très intelligents. Je règle ici un vieux compte avec un abruti.

Si jamais vous poursuivez quelqu’un, et l’on sait que dans une vie l’occasion peut se présenter souvent, n’oubliez jamais que cette personne peut alors vous poursuivre reconventionnellement. Holà ! N’allez pas croire que je veux étaler mes connaissances de vocabulaire ! Je veux plutôt étaler une connaissance juridique qui a terriblement nui à une personne proche de moi dans le passé. Ainsi, vaut mieux le savoir avant de monter sur ses grands destriers !

J’adore les expressions que le peuple déploie par intelligence ou la fine observation de la vie. « T’as le cœur sous-développé ! Ou t’as le cœur 3 pouces trop petit. » Ce sont des exemples que j’ai notées. Mais où diable les ai-je entendues ? Assis à un bar, en train de manger un midi dans un boui-boui d’Hochelaga-Maisonneuve, chez le barbier à Acton-Vale…? Je ne me souviens plus mais je n’en prends pas la paternité. Je vise juste à ce que ces perles soient engrangées pour la postérité. Elles sont si savoureuses. Je crois qu’il s’agit de la manifestation d’un humour écorché typiquement québécois. Qu’on me démente si j’erre ! Fabienne Larouche excelle dans ce domaine.

« Se mettre sous perfusion télévisuelle. » C’est-à-dire se rebrancher sur la télé pour une injection lente et continue d’images et de mots souvent ineptes. Cette expression-là, vous voyez, serait plutôt d’origine française. Elle est fine mais un peu recherchée.

Les élu/es sont devenus des as dans la pratique du bon apôtre. Il s’agit seulement de contrefaire la personne de bien pour tromper autrui. Comme les premiers ministres qui affirment viser le bien de la planète mais uniquement pour gagner du temps. Faire le bon apôtre.

On trouve aussi des expressions qui peuvent porter à confusion. Exemple : on veut exprimer qu’une personne est blafarde et on dit : « Bronzé comme un cachet d’aspirine. » Le problème c’est que les formules copiées de l’aspirine et qui offrent la même molécule sont souvent de couleur foncée ! On voit que la chimie peut chambouler le discours !

« Détester quelqu’un cordialement. » Voilà un effet de langue appelée ‘antiphrase’. Le Grand Robert nous dit que c’est une « manière d’employer un mot, une locution dans un sens contraire au sens véritable, souvent par ironie ou par euphémisme. » Pour ma part, je crois qu’on peut aussi dire que c’est un oxymoron qui consiste à apposer deux mots aux sens contraires pour attirer l’attention et leur donner plus de force expressive. Autre exemple : « Voilà les gaietés de l’administration ! »  La rhétorique a de ces coquetteries sublimes ! J’adore le français et les langues en général !

J’ai dit !

Hydro-Québec se mérite le Prix de la Noirceur décerné par la FPJQ (Fédération professionnelle des Journalistes du Québec).

17 novembre 2009

Je n’aime pas critiquer le joyau de nos sociétés d’État. Mais quand la critique provient de ceux dont le métier est d’informer le public, je considère cela d’une extrême gravité dans une société démocratique.

Faut le faire : l’organisme (1) qui nous fournit la lumière et commandite la fête des Lumières gagne le prix Noirceur !

Vérifiez vous-mêmes :

La Presse, 16 novembre 2009, page A 17

J’ai hâte de voir la réaction du p.d.g et du gouvernement Charest. Ça ne peut en rester là.

J’ai vu !

__________

(1) et non la « compagnie » dans laquelle les gens d’Hydro-Québec aiment se draper. IL NE FAUDRAIT JAMAIS QUE CES GENS PERDENT LE CONTACT AVEC LA RÉ-A-LI-TÉ ! Ils appartiennent à la société québécoise. Des fois je me demande s’il n’y a pas d’autres illuminés comme les membres du temple solaire parmi leurs rangs. Cheap « shot » ? d’accord mais expliquez-moi pourquoi le prix Noirceur alors ! Ce n’est peut-être pas une secte mais le culte du secret est aussi indésirable.

Un pays fascinant !

16 novembre 2009

Source: http://www.quebecurbain.qc.ca/categorie/lieux-magiques/page/2/

On y voit :

Un parti politique se saborder, se faire hara-kiri en direct !

Un artiste « progressiste » mentir pour cacher le fait qu’il a profité de sa célébrité pour obtenir des vaccins antigrippaux.

Un ministre mal à l’aise d’avouer qu’il a utilisé son autorité pour obtenir des vaccins antigrippaux.

Des maires et autres élus nier avec véhémence des actes criminels ou non éthiques se dérouler sous leurs yeux.

Des gens assez mal informés voter de bonne ou de mauvaise foi pour des élus gravement mis en cause dans des scandales rocailleux.

Un chef de parti plier devant les pressions de quitter la direction de son parti et qui en profite pour dire « oh et puis j’ai appelé la police concernant la comptabilité passée du parti ». Incroyable ! Mais quoique soit le motif de la vérité, elle est toujours bienvenue !

La caisse collective de retraite faire mauvaise figure en 2009, cette fois parce que le gars qui achète des actions n’était pas encore en poste ! On croit rêver mais c’est, sans langue de bois, ce qui se serait passé !

La séduisante gouverneure générale arborer des médailles presque aussi lourdes qu’elle sans avoir jamais participé à une mission de paix ou un conflit armé. La classe dirigeante croit-elle impressionner le peuple ainsi ?  Elle ne fait que lui donner des haut-le-cœur. (haut-le-cœur est invariable pour les curieux !)

Des panneaux de signalisation qui trompent les voyageurs en de nombreux endroits.

Des centres pour personnes âgées où le personnel est sensé créer « un milieu de vie ». Quelle foutaise quand le personnel, pour toutes sortes de bonnes raisons, change beaucoup plus vite que les personnes ne meurent.

Des pharmacies dont la surface est occupée à moitié ou plus par de la bouffe et des babioles inutiles.

Des épiceries où on vend des médicaments et des viandes contaminées aux antibiotiques.

Une faune aquatique fluviale qui est en train de se féminiser sans que ça inquiète grand monde ! À ce sujet, la disparition de beaucoup de mâles sera-t-elle vraiment une perte ?

Des femmes enceintes, des parents avec enfants ayant à se lever à 4 heures le matin pour aller chercher un coupon dans un centre de santé pour faire vacciner leur enfant plus tard dans la journée quand il reste des coupons ! Certaines/certains reviennent 2 fois, 3 fois et plus et retournent bredouille. Cherchez l’erreur.

J’ai dit.

J’avais sous-estimé Haydn. Mea culpa…

15 novembre 2009

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Haydn#Catalogue_des_.C5.93uvres

Même quand l’âme est mue par des illusions elle crée des merveilles. Je ne nie nullement la beauté des œuvres musicales européennes inspirées, commandées et commanditées par l’église et ses seigneurs. Les messes de Mozart, de Bach et d’Haendel sont magnifiques pour la plupart. Des œuvres à couper le souffle. Franchement, même si je suis devenu étranger à la religion catholique, je crois que j’irais à la messe souvent si la musique et des ensembles de qualité y trônaient tout le temps. C’est loin d’être le cas !

Cette musique n’était-elle pas faite pour impressionner le peuple et chacun ? ces messes n’étaient-elles pas écrites à la grâce de Dieu ? Lorsqu’on croit qu’un dieu nous a créé et nous a donné tout ce que la terre recèle de beautés et de bontés pourquoi n’écririons-nous pas des chefs-d’œuvre pour lui, surtout si c’est notre boulot qui nous y mène ? Il ne faut cependant pas oublier que le talent de Bach ou de Mozart n’est pas d’abord un talent religieux mais un talent tout net !

Tout cela pour vous dire que je suis en train d’écouter une messe de Joseph Haydn qui me fait frissonner et pleurer de joie tellement c’est beau ! Il s’agit de la Missa sanctæ Cæciliæ en do HOB XXII :5 (en cliquant sur le titre, vous entendrez le Kyrie et aurez accès à d’autres parties de l’oeuvre)   Depuis le début, il s’est écoulé plus de 40 minutes et je n’ai pas remarqué de temps mort. Tout est beau à pleurer de joie. La messe fait 70 minutes 56 secondes au total. C’est une des plus grandes œuvres que j’aie entendu de toute ma courte vie. Je prends le risque d’avancer cela même s’il me reste encore 12 minutes d’écoute.

Pardon Joseph de t’avoir sous-estimé au point de penser que Mozart et Bach étaient insurpassables. Je me suis lourdement trompé et cette messe à Sainte-Cécile en est une preuve éclatante. L’œuvre est divisée en 5 parties et dans chacune de celles-ci il y a des moments très différents mais tous admirables.

La soprano est au-dessus de tout (ce que je connais, précisons !). Elle s’appelle Krisztina Laki. Je lui embrasserais bien le dessus du pied ! Hilke Helling est alto, Aldo Baldin est ténor et enfin, Hans-Georg Ahrens est baryton. Je n’oublie pas le chœur qui éclate véritablement à la fin du credo. Pour contredire la petite grenouille pour une fois, car c’est elle la vraie musicienne de nous deux, mêmes les voix masculines sont intéressantes. Elle a raison, je crois, en général. Après l’écoute des innombrables cantates religieuses ou non de Bach, je me suis rallié facilement à son opinion !

La voix du baryton fait peur tellement elle est basse dans le credo. Une voix des catacombes qui aurait fait fureur lors des fêtes de l’Halloween, dernièrement !

Je serai dorénavant un thuriféraire du père Haydn ! Malheur à ceux qui comme moi naguère vont me souligner qu’il est sirupeux et juste bon pour des symphonies pour enfants. Gare à votre carotide ! lol

J’oubliais de dire que le chœur est le Kammerchor Stuttgart et l’orchestre est le Würtemberg Kammerochester Heilbronn et que Frieder Bernius est au pupitre.

J’ai dit !

Post scriptum : si jamais on vient à avoir le choix d’une œuvre à entendre à notre mort par euthanasie, ce sera mon choix. Indubitablement…mais aussi la neuvième et aussi… ;)   J’aurai une longue agonie !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

14 novembre 2009

MONTRÉAL, LA PRESSE QUÉBÉCOISE

(PREQ). La nuit dernière, des intrus ont pénétré dans les locaux du CSSS de Champlain au 5959 Boul. Cousineau à Saint-Hubert. Ils ont mis la main sur ce qui est évalué actuellement à 5, 000 vaccins avec adjuvant contre la grippe A (H1N1).

La police de Longueuil se perd en conjectures sur ce vol inusité. Comme le groupe prioritaire ces jours-ci est constitué des personnes âgées de 65 ans et plus avec maladies chroniques, des organismes sociaux et communautaires se demandent si ce ne serait pas une volonté de bloquer le processus qui s’est activé.

Un informateur policier nous apprend qu’une note a été laissée plantée sur une table du local temporaire. Cette note était plantée à l’aide d’un couteau de chasse. Le texte, écrit à la main, serait une revendication du vol de vaccins par le FLV, Front de Libération des Vaccins. Ce groupe d’emblée farfelu proposerait à la population de refuser le vaccin qui serait une vaste fumisterie internationale.

Ce vol important dans une des régions les plus durement touchées par le virus, survient à la veille de la vaccination des masses de personnes en santé de tous âges.

Les autorités de santé publique sont très inquiètes et se demandent si d’autres vols seront perpétrés dans d’autres centres au Québec ou au Canada. Des sentinelles nocturnes devraient être postées devant ces centres.

Nous venons d’apprendre sur le fil de presse que des responsables de santé publique dans plusieurs pays viennent d’être mis en accusation parce qu’ils auraient formé un regroupement d’investisseurs dans les différentes compagnies pharmaceutiques productrices du fameux vaccin. Stupeur dans les medias.

Nous vous reviendrons plus tard sur cette épineuse question.

-30-

Vaccin et mystère un vendredi 13

13 novembre 2009
Ça ne fait même pas mal !

Ça ne fait même pas mal !

Ça y est ! Je suis vacciné contre la grippe A (H1N1). Je serai protégé dans environ 14 jours. C’est le temps que prend le vaccin pour être pleinement efficace : 10 à 14 jours.

Je n’ai tellement pas ressenti de douleur lorsque l’infirmière m’a injecté le vaccin que je me demande si j’ai vraiment été vacciné. Y avait-il vraiment un vaccin dans sa seringue ? Habituellement, je sens une douleur profonde lorsque je me fais vacciner pour la grippe. Là, rien. Bizarre, non ?

Je me suis demandé alors que j’étais dans les locaux de cet ancien concessionnaire de voitures si tout cela n’était pas un genre d’exercice en vue d’une vraie vaccination pour une autre maladie qu’on ne connaît pas encore. L’exercice aura permis de tester l’organisation, de voir les forces et les faiblesses du système de vaccination centralisée. Avec la santé publique, tout est possible, Mais ce serait une opération mondiale. Peu possible. Et puis, il y a des personnes qui semblent vraiment mourir de l’influenza.

Je suis allé me faire vacciner au CSSS de Champlain. Le local se trouvait à St-Hubert. Gros problème pour les personnes qui ne connaissent pas le coin : les locaux de vaccination ne sont pas assez clairement identifiés. Il aurait fallu une grosse affiche près de la rue. Mais bon.

J’allais là cet après-midi (lundi, 9 novembre) pour aller chercher un coupon pour demain, sûr que j’étais qu’à 13H30, il ne prenait plus personne. En plus, c’était la première journée pour les personnes de moins de 65 ans avec maladie chronique. Nous attendions dans des chicanes dans ce qui fut naguère le garage du concessionnaire. 25 personnes environ. Attente : 15 minutes. Puis, ô surprise, je passe à la vaccination avec ces étapes :

1- identification et réception d’un formulaire personnalisé.

2-Complétion du formulaire après le visionnage d’une vidéo de 4 minutes sur la maladie, les symptômes, etc.

3-Vaccin !

4- Attente de 15 minutes au cas où il y aurait une réaction au vaccin.

C’est tout !

Nous recevons une preuve de vaccination étant donné, nous a-t-on informés, que de plus en plus d’endroits exigeront une preuve pour accéder à leurs locaux ! (aéroports, etc.). Je ne pense pas que le dépanneur du coin aille jusque là mais l’épidémie s’aggravant, ça pourrait devenir gênant de ne pas être vacciné. C’est vrai ! À l’épicerie, tu prends les produits, les soupèse, les tourne et les remets dans le comptoir ou sur la tablette de la gondole. Si tu as la grippe tu peux la transmettre de cette façon.

C’est pourquoi je mets des gants lorsque je sors de chez moi maintenant. Si j’ai à manger avec mes gants, je vais les laver comme si c’étaient mes mains. J’ai des masques aussi au cas où la situation se dégraderait beaucoup.

Je mets toutes les chances de mon côté !

En attendant au site d’injection, je jasais avec des femmes. Nous nous disions que s’il fallait un vaccin pour une maladie beaucoup plus grave, ce serait la panique et le système tel qu’il est s’écroulerait très rapidement. Il ne pourrait résister aux pressions des gens dominateurs particulièrement et qui utiliseraient la force pour être vaccinés avant les autres. Mais c’est un autre scénario. Soyons positifs !

J’ai dit ! (rires)

Ajout: ce billet a été écrit lundi. Nous sommes jeudi et je commence à me sentir mieux. Pendant 2 jours à part la douleur au site d’injection, je me sentais malade, fatigué surtout au point de ne pas m’entraîner comme chaque jour. Cet état n’est pas très bien décrit dans le « Guide autosoins ».

Les vieux murs. Pas les ruines.

12 novembre 2009

Je ne suis plus capable de voir de vieilles maisons rapiécées, presque en ruines. Elles me serrent le cœur surtout si je sais qu’elles sont laissées à leurs faiblesses sans rénovations, sans améliorations et qu’elles abritent, tant bien que mal, des humains qui n’ont pas le choix.

Je connais des personnes qui vivent dans un vieux manoir en ruines. Elles le rénovent petit à petit et y vivent. C’est un choix. Elles ne sont ni riches, ni pauvres. Elles réalisent un rêve. Lui est tailleur et graveur de pierre. Un artiste. Elle est assistante sociale. Ce n’est pas pareil. C’est en Ardèche aussi. Ce n’est pas un région nordique !

Je parle de gens qui n’ont pas le choix dans des immeubles qui ne servent qu’à racler l’argent au fond de leurs portefeuilles vides. Avec des proprios de merde qui se la coulent douce en allant promener leur mesquinerie sur les plages floridiennes à chaque hiver.

Des briques disjointes et des fenêtres au bois décati et meurtri par les éléments et le temps. Une carcasse de maison qui laisse passer le vent aussi sûrement qu’un arbre dégarni. Une trappe de pauvreté.

Je sais que certains trouvent une esthétique intéressante dans ces vieilles maisons mais, je le répète, ils sont soit inconscients ou ont le choix, réellement ou en catimini.

Où finit l’architecture ; où commence la misère ?

Quand la Cour suprême montre son vrai visage : des experts décrochés de la réalité…ou plutôt qui avalisent l’assimilation des francophones au Canada.

11 novembre 2009

Les juges de la cour suprême

Ce n’est pas évident pour monsieur et madame tout le monde de suivre l’actualité relative à la place du Québec au Canada. Le travail, les enfants, les transports, les cours des petits la fin de semaine, l’épicerie, le ménage. À travers cela, on écoute ou regarde les nouvelles. On se choque, on s’étonne, on se réjouit, on s’enrage…et comment faire les liens entre tous ces faits? Comment aussi se souvenir de tous les faits?

Je suggère à ceux qui visent vraiment l’Indépendance du Québec d’amorcer une vaste démarche pédagogique semblable à celle que je mène ici mais à grande échelle avec l’appui de la télé et de la radio. Des moments de présentation synthétique de l’histoire pour montrer que nous sommes mal servis par la soi-disant confédération canadienne. Qu’on distribue cette synthèse à toutes les portes, qu’on la fasse refaire en bande dessinée. Elle a déjà existé, je vous en reparlerai car c’est une de mes fiertés…!

Voilà. Revenons à nos moutons!

1990. « 9 mars : une étude de Merrill Lynch, la plus importante firme de courtage des États-Unis, conclut que la vigueur et la diversité de l’économie du Québec lui permettrait d’accéder sans problème à la souveraineté. Trois jours plus tard, une étude préparée pour la Banque de Montréal va dans le même sens. (1) Ÿ 15 mars : la Cour suprême du Canada statue que la minorité francophone d’Edmonton en Alberta a droit au contrôle et à la gestion de ses écoles, mais, faute d’un nombre suffisant d’élèves, lui refuse la création d’une commission scolaire francophone. » (2) (3) (4)

__________

(1) je souligne car c’est une réponse aux anxieux (ou aux gens de mauvaise foi) qui ont peur de manquer de bœuf de l’ouest ou qui pensent encore que nous sommes nés pour un petit pain.

(2) géniaux hein nos juges! On n’a qu’à attendre que la « masse critique » des francophones ne justifie plus la création d’une commission scolaire pour leur reconnaître le droit d’en créer une!! Y a-t-il un psychiatre dans la salle pour ces personnages burlesques? Et après, on veut faire respecter l’autorité? Mais faudrait que l’autorité soit respectable! Des révolutions ont été déclenchées pour des peccadilles comparées à cette énormité. Nous sommes trop endormis par notre petite apparence de confort.

(3) Source: « Petite histoire du Québec présentée par Yves Beauchemin », l’écrivain qui s’est lui-même fortement inspiré de la « Chronologie du Québec » de Jean Provencher, Montréal, éditions du Boréal, 1991

Cette publication est apparue un peu avant le référendum de 1995. Notre histoire nationale est si peu enseignée…et si mal de rajouter jadis grenouille !

(4) Cette capsule fait partie d’une longue série que je vais produire ici pour favoriser notre mémoire collective au moment où des Québécoises et Québécois se demandent encore pourquoi faire l’indépendance du Québec. Comme le dit bien le slogan de la revue Historia, « à la lumière du passé le présent s’éclaire »

Si vous voulez les voir toutes, cliquez sur « capsules d’histoire nationale ci-après ».

L’amour au centre de la vision du philosophe québécois Pierre Bertrand # 14

10 novembre 2009
310029

Le pont du présent éternel.

Je poursuis aujourd’hui la présentation du chapitre 12 du livre (1) du philosophe Pierre Bertrand portant sur l’amour.

Dans le dernier billet, notre auteur nous avait laissé cette phrase que je n’ai pas encore saisie : « Il est le pur et complet déploiement de l’être et du paraître. » (2) Il parlait bien sûr du présent, lectrice étourdie ! « L’énergie de l’amour sourd du vide ou du silence. Cet amour se trouve au-delà du désir sexuel. Une grande partie de l’amour publicisé s’enracine dans un tel désir. (…) Le désir sexuel est la vérité de cet amour. (…) L’amour dont nous parlons cependant est plus ample que cela. Il est impersonnel, touchant les humains, les animaux, également les plantes et l’ensemble de ce qui est. (…) Il est plutôt la vibration ou l’affect du vide. (…) Là où l’énergie amoureuse est. Le moi n’est pas là, et là où le moi est, l’énergie amoureuse n’est pas. » (3) Si je comprends bien, on ne peut penser un amour car alors il n’est plus. Mais les couples qui vivent ensemble pendant des décennies doivent bien penser l’un à l’autre quelquefois si ce n’est souvent ! Penser à l’autre n’est-il pas d’ailleurs une façon de stimuler cet amour comme l’appel du vent dans un foyer ? Combien de fois n’ai-je pas pensé l’élan vers l’autre et senti en moi une pulsion de générosité ?

J’aime arroser quotidiennement mon bambou, par exemple. Si je ne fais que m’extasier devant lui et oublier nos êtres concrets, n’oublierais-je pas aussi de l’arroser ? Mieux ! À chaque mois, je dois changer l’eau de son pot. Si je ne pense pas au futur, il ne vivra pas ! Sa vie dépend donc aussi de ma capacité (ô combien limitée par l’âge !) de planifier, de nous projeter dans le futur lui et moi ! Toujours est-il est que cet amour est inconditionnel ! Comme celui de Léon pour sa plante verte dans le film du même nom. Comment un tueur professionnel a-t-il pu développer un tel amour pour sa plante ? Il doit sentir que seule sa plante lui apporte l’amour dont il a tant besoin, possiblement. Malgré son sale métier il a un cœur pur et tendre. C’est pourquoi il en arrive à protéger une jeune fille abandonnée et à ne pas abuser d’elle malgré ses appels à elle.

« Ce n’est pas en abdiquant ou en régressant que le moi et l’entendement s’abandonnent, mais en allant au bout de leurs pouvoirs et en touchant les limites de ceux-ci. L’amour éclot au sommet de l’intelligence. » Intriguant, non ? Au sens où le moi et l’entendement n’ont rien à voir avec l’amour mais l’amour n’a pas lieu sous la barre de l’intelligence mais au-dessus !

Toujours parlant de l’amour et dans la continuité de la pensée que nous avons présentée de notre auteur, voici ce qu’il écrit : « Nous avons besoin de mots pour voir clair, en même temps qu’ils introduisent une essentielle fausseté, provoquant confusion et obscurité. (…) Les mots nous rassurent. Ils nous mettent en terrain familier. (…) …car tous les mots sont inadéquats, demeurant à distance de ce qui se passe réellement, ne le désignant que du dehors et de manière globale, sans pouvoir entrer dans les plis et replis, les anfractuosités et les labyrinthes, les bifurcations et les mutations, en un mot, l’infinie variation de ce qui se déroule aussi bien dans la relation qu’à l’intérieur de chacun des protagonistes. » (4)

Je ne conteste pas ces paroles mais pourtant ce sont mes mots qui me permettent d’expliquer, d’avertir, de prévenir, de saluer, bref, de sortir du silence. Les personnes muettes sont-elles pour autant plus proche de la réalité innommable ? Elles ne parlent peut-être pas mais elles crient parfois. Un été où je travaillais à la biscuiterie David sur Hochelaga dans l’est de Montréal, c’était sur le quart de nuit. Je travaillais à la boulangerie avec deux travailleurs sourds et muets. Ils se disputaient constamment. Je les entendais crier pour tout et pour rien et j’en avais peur. Heureusement eux-mêmes ne pouvaient s’entendre. Ils ne semblaient pas s’entendre davantage pour autant ! (rires)

Retenons pour le moment que la réalité est insaisissable de l’extérieur. Je vous incite à lire ce livre et lire ce que l’auteur dit de l’univers à la page 88. Moi qui affirme à tout venant que ma seule croyance est en l’univers, je suis très touché. Et comme le dit Pierre dans ses mots, même l’inconnu est un mot que l’on plaque sur quelque chose que l’on ne comprend pas que l’on ne peut comprendre ou appréhender. Il semble plus simple d’être une fleur qu’un humain ! Nous n’avons pas d’identité autre que folklorique, nous sommes un chaos, nous n’arrivons pas à saisir vraiment la réalité…nous sommes diablement handicapés. Mais gardons notre boussole à la main !

À suivre, à vivre !

J’ai dit ! (lol)

__________

(1) Pierre Bertrand, L’intime et le prochain, essai sur le rapport à l’autre, Liber, Montréal 2007, 133 pages.

(2) Idem, page 86.

(3) Idem, pages 86 et 87

(4) Idem, pages 87 et 88

Une amourette délicieuse et tenace suite et fin.

9 novembre 2009
Monique, Diane et moi

De gauche à droite: Nicole, moi, ma soeur. Les animaux: Fido, le chien de Nicole et Nananne, le chat habillé de ma soeur !

Pensez à une chaude après-midi d’été où le mercure est comme aspiré vers le haut et en proie à des sauts olympiques. Des jeunes s’amusent sur une rue en terre et en roche. Sur huit genoux trois au moins sont éraflés. Les bicyclettes sont couchées entre la route et le fossé. Nous jouons au ballon chasseur. À quatre, il faut le faire !

Tout à coup, ma mère sort et de la galerie, elle appelle ma sœur pour l’aider. Oh mamaaaan ! Tu brises notre partie ! Rien à faire. Lorraine part de son côté et je reste seule avec Nicole. C’est une des rares fois où elle et moi nous retrouvons seuls. Elle me demande si je veux aller jouer au docteur avec elle. Je lui demande qui sera le docteur. Moi, me dit-elle comme si ça allait de soi !

J’acceptai en me demandant ce qui m’attendait. Je dois dire que j’ai toujours craint les nouvelles situations ou plutôt les situations où j’allais être invité à poser des gestes nouveaux.

- Viens, me dit-elle, on va dans ma remise.

- Ok

Sa remise était une vieille baraque malpropre et je me demandais bien où j’allais m’étendre pour être examiné par mon nouveau médecin.

-Entre, je te dis !

- Ok, ok mais il fait noir, ici lui dis-je.

- Attends. Elle s’allongea sur la pointe des pieds et tira une ficelle invisible. Il fit un peu moins noir.

- Tiens, étends-toi sur l’établi, tu as assez de place. Moi je vais monter sur le petit banc pour t’ausculter.

- Me quoi, lui répondis-je ?

- T’ausculter, sonder tes organes pour voir s’ils sont sains.

- Ah…

En montant sur l’établi, je fis tomber des pelles qui étaient appuyées là. Fracas et badaboum ! Je la regardai dans les yeux, elle riait de bon cœur. Si vous aviez vu comme elle était mignonne quand elle riait ! Une merveille de la nature ! Mais je voyais la chose plus candidement à l’époque, pour sûr !

J’étais étendu sur l’établi et je me demandais ce qui allait m’arriver sans être inquiet. Juste curieux. Elle me toucha le front en mettant son autre main sur ma tête. J’étais déjà vaincu !

- Vous ne faites pas de fièvre, me dit-elle.

- Merci docteur.

Elle enserra mon cou entre ses doigts et son pouce gauche.

- Vos artères sont bien, dit-elle. Votre pouls aussi.

- Ah !

Elle passa ensuite sa main gauche tout le long de mon corps, de la clavicule jusqu’à la cheville.

- Vous sentez du mal, me demanda-t-elle avec un sérieux indubitable ?

- Non docteur, tout est bien !

- Mais alors pourquoi êtes-vous venu me consulter monsieur ?

Là j’étais mal pris. J’ignorais quoi répondre. J’inventai.

- C’est que lorsque je cours, j’ai mal au genou droit docteur.

- Ah ah ! je comprends, rétorqua-t-elle avec d’un air savant. Attendez que je voie cela.

Elle mit sa main sur mon genou et comme j’avais une culotte courte vu la chaleur, je sentis bien sa petite main chaude sur mon genou. Elle remonta lentement sur ma cuisse et plus elle montait, plus j’aimais la sensation. Je n’étais pas habitué à de tels touchers légers et inconnus à cet endroit. Elle continuait à monter ! Elle était rendue à ma cuisse et elle me dit :

- Écoutez monsieur, je vous ai demandé de descendre votre culotte un peu pour que je puisse voir le problème…

- Oui docteur, fis-je en déboutonnant ma culotte et la descendant en faisant le pont.

- Bon, nous y voilà !

Et là vint le moment le plus sublime de cet été où elle enfila sa main sous ma petite culotte et la posa sur mon pénis. Elle le tâta doucement et se pencha pour le voir mais dans la pénombre de la remise, pas de chance. Elle poussa sa main sous mes testicules et les manipula avec soin en marmonnant des trucs. J’étais tellement bien ! Mais crac !

J’entendis ma sœur qui appelait Nicole de chez moi. La session chez le médecin était terminée et je ne pus jamais plus consulter mon médecin préférée. C’est un de mes plus beaux souvenirs d’enfance, pur et troublant, sain et secret. Merci de ces instants palpitants chère Nicole !

Addenda sur Domenico Scarlatti. (non, non, il n’est pas entrepreneur en construction !)

8 novembre 2009
Source: Wikipedia || Dans ces temps-là, le musicien des aristocrates était leur quasi propriété. Scarlatti ne pouvait enseigner à personne dautre quà elle. Doù lorsque le chateau brûla, ses oeuvres disparurent car aucune bibliothèque nen avait de copies.

Source: Wikipedia || Dans ces temps-là, le musicien des aristocrates était leur quasi propriété. Scarlatti ne pouvait enseigner à personne d'autre qu'à elle. D'où lorsque le chateau brûla, ses oeuvres disparurent car aucune bibliothèque n'en avait de copies.

Dernièrement, je vous ai présenté quelques unes des 555 sonates pour clavier de Domenico Scarlatti. Celles que j’ai écoutées sont toutes jouées par Pieter-Jan Belder et sont publiées par Brilliant Classics, une compagnie qui a eu l’idée géniale de publier les grands maîtres soit dans leur intégralité (Mozart, Bach, Beethoven, Schubert, Chopin, etc.) ou leurs chefs-d’œuvre (Vivaldi, par exemple) ou des pans entiers comme D. Scarlatti. Ils publient aussi d’autres sortes de coffrets comme la collection baroque ou les symphonies de Glazounov.

Un petit livret est fourni avec le coffret et les informations que je vous livre ici ad lib en sont tirées.

C’est un hasard intéressant qu’il soit né la même année que J.S Bach et que G.F. Haendel en 1685 !   En 1720, il devint le maître de celle qui fut couronnée reine en 1729. Il la suivit de Lisbonne à Séville et finalement à Madrid où il demeura jusqu’à la fin de sa vie. Ce poste lui permit de se consacrer à sa composition pour le clavecin, son instrument préféré. On dit que son œuvre fait le pont entre la période baroque et la classique. Il a indirectement influencé Haydn, Mozart, Clementi et Beethoven.

On dit que la musique de rue espagnole et portugaise ont beaucoup influencé notre compositeur et que dans certaines sonates on peut presque retrouver la sonorité des castagnettes ! Une énorme secousse tellurique a fait disparaître les détails de la vie portugaise de D. Scarlatti en 1755. Aucune des sonates écrites de sa main n’a pu être retrouvée. Vers la fin de sa vie, il a heureusement supervisé la transcription de copies de ses sonates qu’il fit parvenir en Italie via le célèbre castrat Farinelli (1)

En cliquant ici vous pourrez trouver de nombreuses feuilles de musique de l’auteur.

D’ailleurs, à cette même adresse, on peut trouver d’innombrables partitions d’œuvres de beaucoup d’auteurs classiques qui sont offertes gratuitement. Quelle merveille l’Internet !

Dans la version anglaise de l’article sur notre auteur vous avez accès à 7 fichiers de sonates. Dans la version française, on voit un claveciniste jouer la sonate 32 (ma préférée)  mais je trouve que la sonorité est mauvaise. Jouée au château, cette pièce devait être beaucoup plus saisissante mais c’est mieux que rien !

Viva Domenico Scarlatti !

__________

(1) Si vous n’avez pas vu le film du même nom, il faut le voir ! Il est daté de 1994

Une amourette délicieuse et tenace # 1

7 novembre 2009

Papillons jolis

Et les rossignols nouveaux

De leurs douces amourettes

Parlent aux tendres rameaux.

Molière, le Grand Divertissement royal.

Au début, je crois que je n’osais même pas penser à elle en son absence ou je n’en étais pas encore capable. J’avais peut-être 8 ou 9 ans. Elle était surtout l’amie de ma sœur car elle avait deux ans de moins que Monique et deux de plus que moi. Deux ans à cette âge c’est un fossé presqu’infranchissable. En descendant pour le moins !

Nicole* était une connaissance de vacances car elle vivait dans la « maison » en face de chez nous sur la rue des Sapins dans l’île Demers. Si je l’avais aimé vraiment, je me souviendrais d’avoir souffert à la fin des vacances d’été lorsque nous repartions pour la ville. Non. C’était une amitié collatérale, de ceinture, je n’ose écrire périphérique mais c’est un peu le lien que j’avais avec elle. Je paierais cher pour savoir comment elle, de son côté ressentait notre lien.

Tous les samedis soirs, nous allions écouter de la musique, danser et babiller au « restaurant » de l’île. Tous les jours ma sœur et elle allaient à vélo. Je n’étais pas de leurs expéditions. Elle venait quelquefois souper chez nous et elle exposait les carences de sa famille sans s’en rendre compte. Elle était honnête, douce et sincère.

Mes parents avaient fait grand cas d’une « révélation » qu’elle avait faite un dimanche midi. Je dois vous dire que chaque dimanche midi chez nous, il y avait deux menus possibles, de tout temps : poulet ou rosbif. Le poulet c’était ma sœur et le rosbif c’était mon père. Entre les deux, il y avait ma mère et moi qui nous accommodions facilement de l’un ou l’autre et qui assurions l’alternance en évitant les frictions entre les deux autres membres de la famille. En accompagnement, il y avait toujours la salade de chou. Ma mère la faisait très bonne. J’en fais encore souvent mais à ma façon. Tout ce que j’ai conservé de la recette originale c’est la présence de carottes râpées et du chou coupé très fin, manuellement s’il vous plaît.

Toujours est-il que Nicole, la belle petite châtaine tirant sur le blond, était avec nous ce dimanche. Elle appréciait avidement son plat et nous la regardions manger avec concentration. Ce n’était pas exagéré mais juste un peu plus intense que ce que nous connaissions habituellement entre nous, voire avec des invités de la famille ou d’amis.

À la fin du repas, elle lança un énorme rot…non ! Je te fais marcher lectrice ! La conversation allait bon train autour de la table et Nicole expliquait à ma sœur comme elle était heureuse d’avoir mangé du « coleslaw** ». C’est ainsi qu’ils appelaient la salade de chou cru chez elle. Tous s’arrêtèrent pour écouter ce qu’elle expliquait à ma sœur. Elle disait qu’elle adorait quand sa mère préparait du coleslaw le dimanche. Ma sœur lui demanda avec quoi sa mère préparait la salade. Nicole répondit tout bonnement qu’ils mangeaient cela tout seul ! Elle était surprise mais non vexée de la question. Pour elle, cela semblait tout à fait normal !

L’affaire prit des proportions énormes dans notre petit monde familial ! C’était im-pen-sa-ble selon mon père de manger de la salade de chou sans RIEN d’autre ! Je me souviens très bien que je ne trouvais pas ça si saugrenu mais je n’ai jamais eu le culot d’affronter ma famille à ce sujet. C’eut été rompre un tabou. Celui de la viande probablement et peut-être aussi de la norme.

Pourtant mes parents savaient très bien que beaucoup de familles ne mangeaient pas à leur faim. Ils nous le rappelaient souvent que nous étions chanceux ma sœur et moi de ne manquer de rien.

Cette histoire de salade de chou est entrée dans la grande mémoire de la vie familiale. Beaucoup de non dit autour de tout ça. En entendant régulièrement des rappels, d’une année à l’autre j’ai fini par comprendre que pour ma sœur ça signifiait que Nicole ne mangeait pas toujours à sa faim chez elle, ni son grand-frère d’ailleurs.

J’ai toujours trouvé la pauvreté révoltante. Et je crois que c’est là que mon cœur s’est ouvert à Nicole !

Papillons jolis

À suivre, lundi prochain !

__________

* J’ai changé son nom par respect car j’ignore complètement ce qu’elle est devenue depuis 54 ans !

** Ce n’est que le terme anglais. N’oublions pas que de très nombreux termes anglais contaminaient notre langue dans les années ’50 et ’60 encore…


L’amour au centre de la vision du philosophe québécois Pierre Bertrand # 13

6 novembre 2009

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Je poursuis aujourd’hui la présentation du chapitre 12 du livre (1) du philosophe Pierre Bertrand portant sur l’amour.

Ça fait du bien de revenir à la philo après les tribulations électorales municipales ! Ici, au moins, on ne casse pas de jambes, mais des têtes…euh…peut-être !

Ahou ahou ! « L’amour est un nom donné à l’inconnu. Il n’explique rien et ne rend rien familier. Il laisse au contraire l’inconnu intact. (…) Mais pour ce faire, nous devons nous-mêmes être vivants, en train d’ « arriver » ou d’ « avoir lieu », être nous-mêmes sans nom et sans identité. » (2) Si nous sommes sans identité, nous sommes nous-mêmes inconnus non seulement à l’autre mais à nous-mêmes. Notre philosophe à l’étude ne s’en est pas caché jusqu’à maintenant de constater notre absence d’identité, de promouvoir le chaos qui ne nous distingue pas car comment distinguer un chaos d’un autre chaos ? Les astrophysiciens arrivent bien à distinguer un trou noir d’un autre pourtant. Qu’est à dire ? C’est peut-être qu’un trou noir ou une galaxie ou autre objet céleste ne sont pas chaotiques. Mystérieux tout cela. L’an prochain, à l’halloween, je me déguise en inconnu. Tout le monde croira me reconnaître mais ils erreront puisque je serai, que dis-je, je suis inconnu ! Ah je suis étourdi ! Il me le paiera ce Pierre !

« L’amour vivant ne se conjugue ni au passé ni au futur, seulement au présent. (…) Nous ne cessons d’être au présent, même quand nous pensons au passé ou à l’avenir. Un tel présent ne passe pas, il est éternel ou intemporel. » (3) Serions-nous éternels nous-mêmes ? Oui en ce que nous sommes inconnus. Mais non puisque nous sommes résolument mortels. Alors le présent pourrait vivre en dehors de nous pour toujours ? Le présent serait comme une grande passerelle au-dessus du passé et du futur où nous finirions par perdre la vie ? J’ai bien peur que oui mais laissons là nos angoisses existentielles et écoutons Pierre. C’est plus sage ! Comme c’est captivant tout cela !

« Le présent demeure toujours là, immobile et impassible, bien que la pensée, de manière constitutive, cherche à le fuir par le souvenir, par l’anticipation, par le regret, par l’espoir, etc. La pensée en elle-même est mémoire, délai, retard, attente, anticipation, rétrospection. » (4)

Pense à hier, pense à demain, il reste que ton corps reste au présent. La vie aussi reste au vivant. Nous pouvons penser à la vie d’un être hier mais s’il n’est pas mort, sa vie est toujours au présent. Je paraphrase ici pour mieux comprendre notre auteur. Est-ce que j’erre en faisant cela ? Je le saurai un beau jour mais je préfère rester au présent. :)

« Le présent persiste, alors que la pensée passe. Il demeure alors que la pensée n’est plus. Il est le lieu du silence, de ce qui n’a pas de nom, pas de but, pas de cause, pas de signification. Il est le pur et complet déploiement de l’être et du paraître. » (5) Il est le lieu de l’amour aussi ! Et l’amour est tellement malmené qu’il va bien falloir s’attarder au présent, sans jeu mot.

C’est un rendez-vous pour bientôt !

__________

(1) Pierre Bertrand, L’intime et le prochain, essai sur le rapport à l’autre, Liber, Montréal 2007, 133 pages.

(2) Idem, page 85.

(3) Idem, pages 85 et 86

(4) Idem, page 86

(5) Idem, page 86

Domenico Scarlatti n’est pas resté sur la touche !

5 novembre 2009

Domenico Scarlatti a écrit 555 sonates pour clavier. Je les ai toutes écoutées au moins 2 fois chacune. C’est une vraie petite merveille. À mes oreilles, il y en a une qui ressort par-dessus toutes les autres. Ensuite, il y a un groupe d’une vingtaine de sonates que je classerais parmi mes préférées, en bonne part parce que l’instrument joué n’est pas le clavecin comme dans l’immense majorité des pièces mais le pianoforte et l’orgue dans quelques cas. Pieter-Jan Belder est l’artiste.

Je peux donner l’impression que je n’aime pas le clavecin mais je l’adore. Bien que j’aime beaucoup Scarlatti (fils d’Alessandro en passant, créateur de très nombreux opéras), je considère que Bach est inégalé en ce domaine. Ses œuvres pour 2 ou 3 clavecins sont des délices d’une taille himalayenne.

Domenico n’aurait écrit que la trente-deuxième sonate que je le considérerais comme un génie qui touche mon âme avec une douceur presque impensable ! Belder joue bien mais un peu vite par rapport à Alessandra Maria Ammara.

Quand Mme Ammara joue cette pièce au piano, vous voulez vous taire, écouter et vous entendez les émotions gazouiller dans votre cœur. Vous voyez un ruisseau couler dans la clairière et vous voulez vous étendre pour regarder le ciel nuageux et penser à la beauté du monde. C’est aussi doux qu’un baiser la première fois ou aussi captivant que la croupe nue de l’être aimée.

Voici cette pièce sur YouTube : Sonate en ré mineur (Aria), K32 (cliquez sur le titre)

L’artiste qui exécute la pièce est Cubus. Je n’en connais pas plus mais il approche l’interprétation de Mme Ammara.

Vous pouvez aussi entendre la sonate 466. Une autre merveille !

Lorsque j’avais commencé à naviguer sur le ouaibe, j’avais découvert les sonates de Domenico en format .midi (électronique). Ce n’est jamais comme l’original mais je pouvais pressentir la sensibilité de cet être. Je peux maintenant les écouter grâce à la compagnie Brilliant Classics qui publie des œuvres complètes et des segments importants d’œuvres d’auteurs classiques.

Molte gracie Domenico !

Non, je ne reçois rien de Brilliant Classics pour cette pub gratuite et NON, je ne suis pas soudoyé par la cosa nostra pour faire avaler les Italiens. Je les aime depuis les Romains ! Sauf Berlusconi, Rizzuto, et, et…etc. !

J’ai dit !

La vieille tante généreuse. ***POUR ADULTES SEULEMENT***.

4 novembre 2009

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Elle était connue pour ça. Elle aimait les hommes, elle aimait baiser ! Sa logeuse se plaignait souvent du fait qu’elle amenait chez elle tout ce qui bougeait dans le quartier. Quand Mme de Grand Pré exagérait, Mlle Fairmount, sa logeuse, appelait Normande pour se plaindre. Elle savait bien que Normande gronderait Alice le lendemain au boulot. Elle et Normande travaillaient ensemble chez Simpson’s au centre-ville.

Il est vrai qu’Alice de Grand Pré, femme aux origines aristocratiques, adorait Normande et la considérait comme la fille qu’elle n’avait jamais eue. Elle savait que Normande travaillait par goût mais surtout parce que son mari alcoolique l’obligeait à ramener des sous à la maison. Ça la rendait triste que les enfants de Normande aient eu faim avant qu’elle ne commence à bosser.

Chez Benoît, autour de la table, au souper, il était souvent question de l’ineffable Mme de Grand Pré et de sa libido débordante. Les premières années, Benoît ne comprenait pas tout mais maintenant qu’il avait 18 ans et que ses amis de ruelle l’avaient mis au parfum, il comprenait toutes les allusions à la chose sexuelle de ses parents sur Mme. Et ça le picotait…Benoît était paralysé des membres inférieurs mais pas son sexe.

Un beau soir que Normande et Gérald voulaient sortir, c’était samedi après tout, et que la sœur de Benoît avait une fête entre amis, Normande appela Mme pour lui demander si elle voulait venir accompagner Benoît pour quelques heures. Alice accepta tout de go. Benoît se retrouva donc avec Alice dans la maison vide pour plusieurs heures. Sa mère était vraiment trop contrôlante ! Il se disait qu’il aurait très bien pu s’arranger seul mais en même temps, Mme l’attirait…

Comme il voulait se coucher assez tôt compte tenu de son rhume, Alice convainquit Benoît de veiller un peu avec elle devant la télé. Ils étaient assis côte à côté sur le canapé rugueux. Benoît avait la tête en feu et son membre était tout turgescent. Il n’était pas capable de chasser de sa tête les images qui lui venaient lorsque ses parents parlaient d’Alice à la table ou le soir quand il était au lit et qu’ils ne se doutaient en rien de son écoute intéressée.

Comme Benoît avait son pyjama, son érection était visible. À un moment donné, Alice le regarda et il lui rendit un regard timide mais rempli de désir. Alice se rapprocha de lui. Juste sentir son bras contre le sien rendit Benoît complètement fou. Sans réfléchir, il prit la main d’Alice et tenta de l’approcher de son sexe en expansion. Elle se retira vivement dès qu’elle eut compris la manœuvre.

Le cœur de Benoît battait très fort. Il se demandait si Mme de Grand Pré allait en parler à ses parents. Il se leva et, poli, il dit bonne nuit à Alice qui marmonna une réponse. Il se hissa gauchement sur son fauteuil roulant et se dirigea vers sa chambre.  il plongea presque dans son lit, angoissé.

Ce ne fut pas long qu’il entendit des pas feutrés dans le corridor. Il se dit que Mme allait à la toilette qui jouxtait sa chambre. Ce n’était pas le cas…

Alice s’arrêta dans sa porte de chambre et s’avança doucement vers lui. Elle savait bien qu’il ne pouvait dormir déjà compte tenu de son excitation sexuelle. Elle s’agenouilla à côté du lit de Benoît. Elle approcha sa main du petit monticule sur le couvre-pied car Benoît était sur le dos. Elle se mit à le caresser affectueusement en émettant de petits bruits de gorge.

Elle ouvrit les couvertures et se pencha sur son sexe en y appliquant solidement les lèvres. Ce ne fut pas long que Benoît connut le passage éructant de son sperme bouillant dans son canal éjaculateur. Quelle intensité puissante ! Il avait senti comme des brûlures au passage du sperme dans sa verge. Le volcan partait de ses testicules. Elle avait pompé fort ! à la limite de la douleur ; mais quel plaisir !

Il s’éveilla le lendemain avec un sentiment de culpabilité. C’est bien pour dire ! Il se tâta : son pyjama et ses draps n’étaient pas empesés. Il comprit.

Notes du blogueur sur la dictature du clavier et de la plume.

3 novembre 2009
Un clavier où on écrit à laveugle. Il faut savoir où taper...Cest un peu léquivalent de la page blanche !

Un clavier où on écrit à l'aveugle. Il faut savoir où taper...C'est un peu l'équivalent de la page blanche !

L’écriture régulière est toute une dictature !

Il y a quelque temps, je me suis mis à produire tout plein de billets d’avance. J’en avais 8, je crois. Je me suis dit : « Bon, je peux souffler un peu ! ». Car certains jours, la muse n’est pas là ou il se produit des événements qui vous éloignent de votre ordi ou de vos idées.

Il ne m’en reste plus que 4 ! Le temps file à la vitesse de ces bateaux légers des régates de Valleyfield de ma jeunesse. Ils allaient si vite et se cassaient rarement !

Toute cette production m’a permis de mieux me comprendre. Dites-vous que lorsque j’écris, je réalise un rêve que je chéris depuis longtemps et qui m’est venu au cours de mon travail comme organisateur communautaire. Grâce à mon travail. Je tenais un cahier de bord dans lequel je notais tout ce que je faisais durant la journée et quelquefois des difficultés majeures rencontrées et aussi des sentiments ressentis. Je n’avais jamais le temps d’écrire assez pour satisfaire mon esprit d’analyse. J’y reviendrai.

Ainsi, je réalise un rêve avec ce blogue qui est ma quatrième tentative. C’est la bonne. Les trois autres fois, j’étais hébergé chez des abrutis. Maintenant, j’ai mon propre nom de domaine et un ami m’héberge, Gilles (cliquez sur son prénom pour aller visiter son blogue) .  Les inquiétudes techniques ne sont pas disparues mais au moins, je comprends ce qui se passe.

L’autre jour donc, j’ai compris comment je fonctionne en état de création. J’ai une idée, je plonge et même si j’avais prévu des activités, je les oublie et j’écris. Heureusement que je n’ai pas (encore !) choisi le roman car j’arrête uniquement lorsque j’ai terminé (avant corrections). Je suis comme dans un état autre, heureux, concentré et fluide, comme en suspension. Je me pose et me repose quand tout est fini. Je sais que je pourrais améliorer mes billets mais comme dans le travail, je me contente d’un premier jet intense sans possibilité de reprise. La vie est comme ça. Elle avance, elle peut faire des erreurs (regardez ces enfants malades) mais elle fonce, avec cœur et sans remords.

Voilà un petit coin de rideau levé sur ma façon de créer. Ce n’est pas toujours exactement comme cela mais ça s’approche. Et comme cela m’enchante !

J’ai dit ! (mdr)

Indicateurs pour analyser notre sens collectif de l’éthique.

2 novembre 2009
Ce soir (1er novembre) jai mal à ma ville et je continuerai à avoir mal encore longtemps même si je ne demeure plus à Montréal. Je la vois tous les jours toutefois.

Ce soir (1er novembre) j'ai mal à ma ville et je continuerai à avoir mal encore longtemps même si je ne demeure plus à Montréal. Je la vois tous les jours toutefois.

Tableau évolutif de la soirée d’élection.

Si les élu/es suivant/es sont élu/es :

Vaillancourt (Laval)

Tremblay (Montréal)

Sylvie St-Jean (Boisbriand)

Goyette (Longueuil)

Je me poserai de très sérieuses questions sur la valeur morale des Québécois/es. Je n’ai pas suivi les élections ailleurs mais dans ces quatre villes, les indices sont très clairs que l’éthique était très malmenée par le pouvoir en place. Ceci n’est qu’un euphémisme.

Au moment où j’écris, M. Vaillancourt a été élu haut la main. Je suis troublé. Je comprends que l’opposition était assez mal organisée, mais quand même ! Ses 31 candidats (sur 31) sont élus…Premier test ÉCHOUÉ. Avec 61.29% ! Aucune allégation ne pèse sur M. Vaillancourt mais l’affaire de la concentration des contrats ne semble pas lui poser trop de questions. Il renvoie tout à la police.

Deuxième test ÉCHOUÉ avec l’élection du maire qui ne voit rien. On aura beau dire que l’opposition le surveillera de proche, reste que celui qui a dirigé « une administration pourrie qui n’a même pas été foutue de s’occuper de la voirie. » (1) restera là à nous assommer avec sa langue de bois platte. J’ai espoir que Mme Harel dirigera hardiment l’opposition.

Par contre, Mme St-Hilaire nous a menés à un test RÉUSSI à Longueuil. Le parti de Goyette (Gladu) a été au pouvoir trop longtemps. Espérons que les citoyens seront mieux entendus que les entrepreneurs.

Que se passe-t-il à Boisbriand. J’irai voir.  Mme Cordato a battu Mme Sylvie St-Jean. Dernier test RÉUSSI. Mais dans une proportion que je trouve trop serrée. 52.78% contre 47.22% ce n’est pas assez décisif à mon goût. Qui suis-je me direz-vous ? Juste un citoyen dégoûté par la corruption ou l’apparence de corruption. Bravo à Mme Cordato qui a eu le COURAGE de témoigner en pleine télévision des pressions d’un entrepreneur saboteur de la démocratie alors que la mairesse gardait le silence. Patrick Thifault était aussi présent avec Mme Cordato.

Bilan : deux défaites, deux victoires. Tout n’est pas perdu mais il faudra une vigilance de tous les instants contre la corruption en politique. L’heure est à écraser les insectes suceurs de sang qui prennent trop de place sans vergogne dans notre paysage politique.

Haro sur toutes les maffias !

__________

(1) Lysiane Gagnon, La Presse, samedi le 31 octobre, page 7 du cahier Plus

Mes arrangements per mortem. À vie simple, mort simple !

1 novembre 2009

On sait que les funérailles d’une personne décédée et tout ce qui les entoure coûtent cher. Je voyais une pub d’une banque à la télé hier qui disait que ça coûte facilement 10,000$ et plus.

Pour ma part, je connais des familles qui ont payé deux ou trois fois ce prix. J’ai donc décidé :

1- que mes proches auraient le moins de choses à faire à ma mort.

2- que mes proches n’auraient pas un sou à payer sauf s’ils ont des souhaits particuliers.

Je suis donc allé à la Coopérative funéraire de la Rive-Sud. En payant la carte de membre, on a droit à tous les services. En prime, cette carte de membre est transmissible à une personne de notre choix à notre mort. Pour quelques dollars, c’est une aubaine !

J’ai choisi tout ce qu’il y a de moins cher : pas d’exposition, pas de service religieux à payer à un parasite ecclésial, évidemment ! Si mes proches veulent organiser une rencontre commémorative, libres à eux.

Je serai incinéré. J’ai choisi le « cercueil » le moins cher. Il s’agit d’un gros carton épais. Malgré mon gabarit, on m’a garanti qu’il ne céderait pas ! J’en suis fort aise !

Pour mes cendres, j’ai choisi l’urne la deuxième moins chère. La première est en plastique moche et mon fils serait peut-être trop triste de se voir remettre cela. Par contre, quand il recevra la belle boîte de chêne blond massif, il saura que j’ai choisi un matériau que j’adore. « J’ai planté un chêne au bout de mon champ… »

Il n’aura plus qu’à jeter mes cendres dans un grand cours d’eau. Je quitterai alors le monde sur la pointe des pieds, avec d’autres, après des millénaires de vie humaine troublée mais avec des entrefilets de bonheur.

Si quelqu’un veut penser à moi après ma mort, il n’a qu’à écouter le vivace du Concerto grosso pour 6 trompettes, cordes et basse continue de Stölzel. La version dirigée par Maurice André avec des trompettistes français est sublime. Cherchez-la ! Sinon, visitez mon blogue pour trouver des pièces que j’aimais !

Coopérer jusque dans la mort ! (mdr)

J’ai dit ! (rires)

J’oubliais de remercier André pour les informations qu’il m’a transmises à ce sujet ! :)